EurActiv Logo
 
4 décembre 2009
Breaking News:

Bâtiments écologiques : une étude montre des progrès lents [FR][en][de

Publié: lundi 15 septembre 2008   

La mise en œuvre des règles destinées à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments est lente dans les pays de l’UE. De nombreux nouveaux Etats membres rencontreraient même des problèmes considérables à ce propos. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport de la RICS (Royal Institution of Chartered Surveyors).

Par rapport à l’année dernière, la tendance générale vis-à-vis de la mise en place de la directive européenne 2004 sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) semble bien plus prometteuse, selon le rapport de la RICS.

Cependant, les progrès d’ensemble restent lents. Le rapport indique qu’à ce jour, un certain nombre de pays européens n’ont toujours pas présenté à la Commission européenne un plan qui expose brièvement la méthode qu’ils envisagent d’adopter pour la mise en place de la DPBE. 

Entrée en vigueur en janvier 2006, la DPBE propose une méthode de calcul commune pour mesurer la performance énergétique des bâtiments et établir des normes minimales de performance énergétique au sein de chaque Etat membre. La directive s'applique aux nouveaux bâtiments et aux bâtiments existants sujets à d'importantes rénovations (voir notre LinksDossier).

Alors que certains Etats membres comme le Danemark, l’Allemagne et l’Autriche se sont complètement pliés à la DPBE, d’autres Etats sont à la traîne, les délais causant la colère de Bruxelles. Par exemple, la France et la Lituanie ont été menacées d’action judiciaire en octobre 2007 pour ne pas avoir fourni à la Commission toutes les preuves nécessaires quant à la mise en place des mesures requises par la DPBE (EurActiv 18/10/07).

Les nouveaux Etats membres de l’UE se trouvent en queue de peloton. Ces Etats sont encore confrontés à des problèmes importants, principalement en raison de leur passé qui leur a laissé un héritage considérable de bâtiments préfabriqués particulièrement inefficaces. C’est ce qu’indique le rapport de 55 pages, qui fournit des données et des informations par à rapport à la situation de la mise en place de la DPBE dans chacun des 27 Etats membres de l’UE.

Les spécialistes s’accordent à dire que l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments, qui sont responsables de 40 % du total des émissions de CO2 de l’UE, permettrait d’aider considérablement les efforts de l’Europe pour atténuer les effets du changement climatique. Mais d’après Ursula Hartenberger, responsable des Affaires européennes de la RICS à Bruxelles, la différence entre les coûts réels et les coûts perçus, un manque de compétences et d’expertise, des mesures nationales conflictuelles ainsi qu’une mauvaise assimilation et perception du sujet de la part du public sont à l’origine du retard des progrès. 

Il faudra peut-être plusieurs années pour surmonter le manque de spécialistes qualifiés dans la construction de bâtiments écologiques et pour attirer davantage l’attention du public sur le besoin d’améliorer l’efficacité des bâtiments. Cependant, plusieurs études récentes ont indiqué que les inquiétudes concernant les coûts élevés n’étaient pas fondées.

Le centre commun de recherche de la Commission (CCR) s’est par exemple rendu compte que de nombreuses améliorations en matière d’efficacité énergétique de bâtiments résidentiels pouvaient être effectuées sans bourse délier voire en réalisant un profit à long terme grâce à l’utilisation des technologies existantes. 

La semaine dernière (10 septembre), le McKinsey Global Institute a communiqué des conclusions similaires sur les améliorations de productivité et d’efficacité énergétiques prévues pour l’économie européenne. En août 2007, le conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) a publié un sondage selon lequel la plupart des professionnels du bâtiment gonflent jusqu’à 300 % le coût de construction de bâtiments adaptés en matière d'efficacité énergétique (EurActiv 23/08/07).

Liens

Advertising
 
Membres EurActor
Advertising