La version révisée du mécanisme de Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) sera lancée en janvier 2009. C’est ce qu’a annoncé le US Green Building Council (USGBC), qui avait mis en place le système en 2000.
Le LEED originel évalue les bâtiments en fonction d’un système de points basés sur cinq critères : aménagement écologique des sites, économie d’eau, efficacité énergétique, choix des matériaux et qualité environnementale intérieure.
Dans le nouveau LEED de 2009, l’USGBC indique que l’attribution et la pondération seront différentes. L’ensemble du processus sera flexible afin de s’adapter aux évolutions technologiques, de tenir compte des différences régionales et d’encourager l’innovation.
L’UE dispose de son propre programme pour évaluer la performance environnementale des bâtiments : la directive de 2002 sur la performance énergétique des bâtiments, qui procure aux Etats membres une « approche intégrée » pour calculer l’efficacité énergétique. Cette approche repose sur différents facteurs tels que l’emplacement du bâtiment, le chauffage, la climatisation ou l’éclairage.
Suivant cette méthode, les Etats membres doivent créer leurs propres exigences minimales en matière de performance énergétique.
Mais contrairement au LEED, populaire et reconnu au niveau international, la directive sur la performance énergétique des bâtiments reste opaque, et les Etats membres tardent à la mettre en œuvre.
Les coûts élevés (aussi bien réels que supposés), le manque d’aptitudes et d’expertise techniques, des mesures nationales conflictuelles ainsi que l’absence de soutien du public sont les facteurs qui expliquent pourquoi 20 Etats membres de l’UE n’ont toujours pas transposé la directive. C’est du moins ce qu’estime Ursula Hartenberger de la Royal Institution of Chartered Surveyors (RICS).
Outre la lenteur des progrès en vue d’améliorer l’efficacité des bâtiments, les pays de l’UE sont confrontés à la critique, qui lui reproche ne pas améliorer l’efficacité énergétique de leurs économies, un aspect essentiel de l’objectif européen visant à réduire les émissions de CO2 de 20 % d’ici 2020 (EurActiv 07/12/07 et 07/07/08).



