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Après Nabucco, TAP propose aussi ses parts à l’Azerbaïdjan

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Publié 23 janvier 2013, mis à jour 31 janvier 2013

Le groupe qui détient le gazoduc transadriatique (TAP) a accepté d’offrir jusqu’à 50 % de ses parts au consortium qui gère le gisement de gaz Shah Deniz, composé de la compagnie gazière nationale de l’Azerbaïdjan SOCAR et de partenaires énergétiques prépondérants en Europe. Cet accord survient à la suite de la décision récente du groupe concurrent Nabucco de donner au consortium gazier de la mer Caspienne l’occasion d’acheter la moitié de ses parts.

TAP et ses actionnaires, Axpo, Statoil et E.ON, ont déclaré dans un communiqué qu'ils avaient conclu une convention d'actionnaires avec trois membres du consortium Shah Deniz.

BP et le norvégien Statoil détiennent chacun 25,5 % des parts du consortium Shah Deniz,. SOCAR et le français Total constituent les autres actionnaires.

La convention d'actionnaires entrera en vigueur dès que les partenaires décideront d'exercer leurs droits afin de rejoindre l'entreprise commune TAP, prenant une part cumulée de plus de 50 % de TAP AG.

Un accord semblable conclu il y a deux semaines semblerait donner un avantage au groupe concurrent Nabucco.

Nabucco et TAP rivalisent afin d'obtenir les ressources gazières du gisement en mer de l'Azerbaïdjan, Shah Deniz II, estimées à 16 milliards de mètres cubes par an (mmc/an). Les autorités de l'Azerbaïdjan devraient prendre leur décision en juin.

Après la révision à la baisse des ambitions du projet, le nouveau Nabucco-Ouest devrait acheminer 16 mmc de gaz de la frontière turque vers l'Autriche, sans transiter par la Turquie via le gazoduc turco-azéri TANAP.

Le gazoduc TAP de 520 km partira de la ville grecque de Thessalonique et traversera l'Albanie avant d'atteindre le fond de la mer Adriatique pendant 115 km pour arriver à Brindisi en Italie. Il a été conçu pour accroître la capacité de transport de 10 à 20 mmc/an.

Kjetil Tungland, le directeur général de TAP, a déclaré qu'il était ravi que les membres du consortium Shah Deniz et TAP ainsi que ses actionnaires avaient convenu des principes d'une future entreprise commune.

« L'entrée de SOCAR, de BP et de Total dans l'entreprise commune TAP renforcera considérablement l'ensemble des actionnaires de notre projet de gazoduc et je me réjouis qu'il devienne réalité [...]. La convention d'actionnaires constitue encore une autre étape importante qui souligne le stade relativement avancé de TAP par rapport aux autres parcours des gazoducs », a ajouté M. Tugland.

Les actionnaires de TAP sont le suisse Axpo (42,5 %), le norvégien Statoil (42,5 %) et l'allemand E.ON Ruhrgas (15 %).

Selon le site Internet de l'entreprise, TAP envisage également une réversibilité des flux de plus de 80 % et la possibilité de développement d'installations de stockage du gaz naturel en Albanie afin de garantir davantage la sécurité d'approvisionnement en cas d'interruption des opérations de livraisons de gaz.

Dans le même temps, le directeur général de Nabucco, Reinhard Mitschek, aurait déclaré, selon des médias azéris, qu'il espérait que Nabucco Gas Pipeline International GmbH conclurait finalement une entreprise commune de neuf à dix actionnaires.

Selon M. Mitschek, dès que les quatre partenaires, à savoir SOCAR, BP, Statoil et Total, auront exercé leur option sur actions sur le développement de gisement de gaz à condensat de l'azéri Shah Deniz, ils rejoindraient le projet.

Il a également mentionné que l'allemand RWE avait proposé de quitter le projet et que les actionnaires respectifs de NIC et RWE l'annonceraient bientôt.

EurActiv.com - Article traduit de l'anglais
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Contexte : 

Plusieurs projets de gazoduc sont en compétition pour créer le corridor Sud pour le gaz, une vague proposition visant à acheminer du gaz de la Caspienne et du Moyen-Orient en Europe.

À l'origine, le projet phare de l'UE était Nabucco, un gazoduc censé approvisionner l'Europe à partir du Caucase et du Moyen-Orient vers l'Autriche, en passant par la Turquie, la Bulgarie et la Roumanie.

La construction de ce gazoduc devait débuter en 2013 et le gaz devrait commencer à être acheminé en 2017. Il devrait transporter 31 milliards de mètres cubes de gaz par an (mmc/an).

Toutefois, seuls trois projets de gazoducs plus modernes semblent, à présent, rester dans la compétition pour acheminer le gaz à partir de la frontière qui sépare l'UE et la Turquie :

  • Nabucco-Ouest : via la Bulgarie et la Roumanie vers l'Autriche ;
  • le South East Europe Pipeline (SEEP) : via la Bulgarie et la Roumanie vers la Hongrie ;
  • le gazoduc transadriatique (TAP) : via la Grèce vers l'Italie.

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