Sections
Mini Sections
Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLes commissaires européens à l’Energie et à l’Agriculture ont unis leurs efforts pour défendre les engagements de l’Union en matière de biocarburants, suite aux appels d’une commission parlementaire britannique pour un moratoire sur la promotion de cette solution alternative controversée aux carburants fossiles.
Le Comité de vérification environnementale (Environmental Audit Committee, EAC) de la Chambre des communes du Royaume-Uni s’est rallié aux critiques croissantes sur la promotion de l’utilisation des biocarburants dans le bouquet énergétique pour le transport, s’opposant à toute promotion de ces carburants au niveau européen.
D’après Tim Yeo, président de l’EAC, malgré leur capacité à compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) du transport aérien, la plupart des biocarburants ont actuellement un impact préjudiciable sur l’environnement.
Les conclusions de l’EAC reflètent celles des scientifiques de la Commission (EurActiv 18/01/08), qui ont remis en question la durabilité environnementale des cultures à usage énergétique. Les ONG écologistes ont fortement critiqué l’objectif de 10% de l’UE, appelant à des sauvegardes plus strictes, voire à un moratoire total sur la production (EurActiv 11/01/08).
Cependant, d’après une déclaration du commissaire à l’Energie Andris Piebalgs, qui énumère les arguments en faveur de la politique européenne, la Commission désapprouve fermement les conclusions de l’EAC. Les biocarburants permettent une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre, comparé au pétrole.
D’après cette déclaration, publiée le 21 janvier, la contribution essentielle des biocarburants à la durabilité du secteur des transports ne doit pas nous faire oublier ses autres avantages, qui sont tout aussi importants que l’aspect environnemental, à savoir la réduction de notre dépendance vis-à-vis des importations de pétrole, l’opportunité de développement des pays pauvres et le lancement des biocarburants de seconde génération.
Pourtant, malgré une apparente volte-face sur certaines approches politiques controversées visant à promouvoir les énergies renouvelables, comme le solaire et l’éolien, la Commission ne changera probablement pas d’avis sur les biocarburants.
En s’adressant au secteur alimentaire allemand vendredi 18 janvier, la commissaire à l’Agriculture Mariann Fischer Boel a déclaré que l’UE poursuivrait cette politique, affirmant que ces objectifs sont accessibles et nécessaires, si nous nous voulons nous attaquer sérieusement à la sécurité énergétique et au changement climatique.
La Commission, qui doit dévoiler sa proposition sur les biocarburants le 23 janvier comme élément du paquet énergie et climat, essaie d’apaiser les critiques sur sa politique en assurant que des critères et des mécanismes stricts sur la durabilité seront inclus dans les propositions pour empêcher les changements préjudiciables d’utilisation des terrains.