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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceA la suite d’une dispute entre la Russie et l’Ukraine, qui a eu pour conséquence l'interruption la semaine dernière des approvisionnements gaziers vers l’Europe, la Slovaquie a annoncé qu’elle allait rouvrir un réacteur nucléaire fermé récemment conformément au traité d’adhésion à l’UE. La décision a suscité le mécontentement de l’Autriche et devrait ajouter de la tension à la rencontre des ministres européens de l’Energie qui a lieu aujourd’hui (12 janvier).
En 1992, lors d’un sommet du G7, il avait été décidé que les réacteurs un, deux, trois et quatre de la centrale nucléaire de Kozluduy, ainsi que la centrale de Bohunice en Slovaquie et celle de Ignalina en Lituanie devaient être fermés étant donné qu’ils présentaient un niveau de risque élevé.
Conformément à son traité d’adhésion à l’UE, la Slovaquie devait progressivement mettre un terme à la production des deux réacteurs restants sur les quatre du site de Jaslovské Bohunice.
En compensation, la Slovaquie tient à achever à la construction d’un site plus moderne, Mochovce, en investissant un nouveau montant de 1,6 milliard dans la centrale. La construction de la centrale a été entamée en 1986 sous le régime communiste, fondée sur modèle russe dépassé développé dans les années 1970.
La Slovaquie et la Lituanie ont rejoint l’UE avant la Bulgarie en 2004 et ont donc obtenu de meilleures conditions pour la fermeture anticipée de leurs réacteurs nucléaires. Contrairement à la Bulgarie, ces pays ont fermé leurs réacteurs après leur adhésion. Ceci leur a permis d’obtenir des fonds supplémentaires pour le déclassement lors du sommet de l’UE en décembre 2005, au moment de l’approbation du budget de l’UE. En plus des montants déjà engagés, la Slovaquie avait obtenu 375 millions d’euros supplémentaires et la Lituanie 865 millions d’euros.
En juillet dernier, la Commission a donné son feu vert pour l’achèvement des deux réacteurs restants de Mochovce (EurActiv 18/07/08).
Le Premier ministre slovaque Robert Fico a annoncé samedi (10 janvier) que l’unité de 440 mégawatts de Bohunice qui a été arrêtée reprendra sa production au courant de la semaine prochaine, en vue de maintenir la stabilité du réseau électrique du pays.
Après que le gouvernement a pris cette décision au cours d’une réunion extraordinaire, M. Fico, cité par Reuters, a déclaré qu’il était conscient qu’il s’agissait d’une violation du traité d’adhésion, mais que cette décision était prise en temps de crise. Bratislava a déclaré l’état d’urgence mardi (6 janvier) à la suite de l’interruption du flot de gaz russe.
L’Autriche, qui a été au premier plan des efforts pour fermer Bohunice, a réagi avec colère à la décision slovaque. Le ministre de l’Environnement Nikolaus Berlakovich a qualifié l’évolution de la situation de complètement inacceptable et a pressé la Commission européenne de réagir.
Un porte-parole de l’exécutif européen a gagné du temps en expliquant que jusqu’à présent, la Commission n’avait pas reçu de notification officielle de la décision de Bratislava.
La Bulgarie, qui a été encore plus sévèrement touchée par la crise gazière que la Slovaquie, a également laissé entendre qu’elle pourrait rouvrir une de ses unités de 440 mégawatts de Kozloduy, fermée depuis le 31 décembre 2006. Hier (11 janvier), le Premier ministre du pays Sergei Stanishev a déclaré que rouvrir l’unité serait une mesure extrême, qui pourrait toutefois être envisagée si la résolution de la crise prenait trop de temps.
Les discussions autour du gaz stagnent
En outre, les discussions pour redémarrer l’approvisionnement en gaz russe ont encore une fois échoué. En effet, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir modifié un précédent accord visant à envoyer des observateurs pour surveiller le flot de gaz russe sur le territoire ukrainien.
La Russie a déclaré que l’accord, négocié par la présidence tchèque de l’UE dimanche dernier, était nul et non avenu, déclarant que l’Ukaine a unilatéralement ajouté une annexe à l’accord qui supprime la dette de Kiev à l’égard de Moscou.
En ce qui concerne la Commission, un porte-parole de l’exécutif européen a indiqué que l’annexe en question ne changeait en rien l’accord concernant l’envoi d’observateurs. La présidence tchèque a également insisté sur le fait que l’accord était toujours vivant. Parallèlement, l’équipe de surveillance de l’UE est arrivée sur les lieux prévus. Toutefois, si la Russie ne reprend pas les approvisionnements, les observateurs européens n’auront pas grand-chose à faire.
Le président russe Dmitri Medvedev a réagi durement à ce qu’il considère comme un changement unilatéral à l’accord signé par son pays et par l’Ukraine. Ces réserves et additions sont d'inutiles moqueries du sens commun et une violation des accords précédents, a-t-il indiqué. « J'ordonne donc au gouvernement de ne pas appliquer le document signé hier », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a admis que le conflit gazier avec l’Ukraine a déjà coûté au géant gazier russe Gazprom 800 millions de dollars (600 millions d’euros) en recettes perdues. « Il faut que l'Europe donne un signal clair et compréhensible […] à l'Ukraine, pour qu'elle se comporte de façon normale et civilisée », a indiqué M. Poutine dans un entretien à la télévision allemande, selon les agences de presse russes.