Le 9 mars 2007, les dirigeants européens ont fortement incité la Commission à effectuer des efforts visant à réaliser de plus grandes économies d'énergie, soulignant qu'il "est nécessaire" d'atteindre l'objectif visant à économiser 20% de la consommation énergétique de l'UE par rapport aux projections pour l'année 2020".
En octobre 2006, la Commission a présenté un plan d'action pour économiser à l'Europe près de 20% de sa consommation énergétique d'ci 2020 et réduire considérablement sa facture énergétique de plus de 100 milliards d'euros par an, ce qui permettrait d'éviter l'émission de millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
A la suite des mesures récemment adoptées par le gouvernement australien visant à retirer toutes les ampoules incandescentes des foyers australiens dans les trois années à venir (EurActiv 21/02/07), le Sommet de printemps du 9 mars a pressé la Commission de "présenter rapidement des propositions" sur:
- Des économies d'énergies en ce qui concerne l'éclairage des bureaux et des rues à "adopter d'ici 2008" et
- "d'ici 2009 pour ce qui est des ampoules à filament et des autres formes d'éclairage dans les ménages".
Le premier ministre irlandais, Bertie Ahern, cité par Reuters, a déclaré : "Nous sommes très impressionés par les Australiens et avant de nous rendre au sommet, nous avions déjà été en contact avec eux et abordé la question".
La chancelière allemande, Angela Merkel, qui a présidé la réunion au sommet, a déclaré : "Nous ne demandons pas aux personnes de jeter toutes les ampoules de leur maison aujourd'hui, mais de commencer à regarder ce qui existe en magazin".
Selon la députée européenne écologiste, Caroline Lucas, "interdire les vieilles ampoules au sein de l'UE pourrait réduire les émissions de carbone d'environ 20 millions de tonnes par an, et faire une économie de 5 et 8 milliards d'euros par an sur les factures de carburant domestique".
Bien que les ampoules traditionnelles soient moins chères, Caroline Lucas explique qu'elles doivent être remplacées "environ 15 fois avant qu'une ampoule alternative permettant de réaliser des économies d'énergie n'atteigne la fin de son cycle de vie", ce qui coûte des millions aux foyers, selon elle.
"C'est une proposition très avantageuse : interdire les anciennes ampoules permettrait de lutter à la fois contre la pauvreté liée à l'achat de combustibles et le changement climatique".
Caroline Lucas a rédigé une déclaration écrite, qui, elle espère, sera soutene par d'autres députés européens, appelant la Commission à proposer une législation interdisant les ampoules traditionnelles.




