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Lors d'un sommet où les questions des fusions transfrontalières et du protectionnisme économique ont été éludées, les chefs d'Etat et de gouvernement européen ont décidé de coopérer davantage pour une politique extérieure commune et envisagent d'augmenter la part des énergies renouvelables.
Cette année, l'énergie figurait parmi les priorités du sommet de printemps de l'UE, ainsi que les traditionnelles questions économiques et sociales. Les débats ont reposé sur les suggestions de la Commission présentées dans son Livre vert le 8 mars 2006 (EurActiv, 9 mars 2006).
Les principaux points du Livre vert ont reçu le soutien des ministres européens de l'énergie. Cependant, ils ont insisté pour que, en ce qui concerne les principaux aspects de la politique énergétique, notamment le choix du bouquet énergétique, la souveraineté nationale soit préservée, et ont également rejeté l'idée d'un régulateur européen de l'énergie unique (EurActiv, 15 mars 2006).
Lors de leur sommet annuel à Bruxelles, les dirigeants européens ont soutenu les propositions visant à renforcer la coppération en matière énergétique avec une nouvelle "politique énergétique pour l'Europe" adoptée le 24 mars 2006. Les ommet a confirmé une stratégie visant essentiellement à augmenter la sécurité de l'approvisionnement en énergie de l'UE grâce à:
Le sommet a insisté sur une approche équilibrée avec les deux autres objectifs lesquels visent à garantir à la fois la compétitivité des économies européennes et la viabilité environnementale à long terme. Au sujet de la compétitivité, le sommet a recommandé de :
Au sujet de la viabilité environementale :
Le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel a une nouvelle fois répété vouloir protéger la souveraineté nationale des Etats membres lorsque ceux-ci doivent se prononcer sur leur bouquet énergétique et a exprimé sa satisfaction de voir les dirigeants européens soutenir son point de vue.
La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que le soùùet consituait "le point de départ d'un processus" et d'une "étape importante qualitativement" quant à une coopération européenne renforcée en matière d'énergie. "Nous avons eu de très bons débats qui ont fait ressortir le consensus de tous les Etats membres sur un besoin d'une politique énergétique coordonnée".
Le Président français Jacques Chirac a qualifié la nouvelle stratégie européenne d'"ambitieuse", affirmant qu'il n'est 'pas excessif" de parler du sommet de Bruxelles comme d'un "sommet historique". M. Chirac a écarté les allégations de protectionnisme dans l'affaire de la fusion Suez-GDF, déclarant que celle-ci était prévue depuis "plus de six mois". Il a mentionné les chiffres de 2004 du FMI (Fonds monétaire international), qui montre que la France reçoit "deux fois plus d'investissements étrangers que l'Allemagne" et "trois fois plus que l'Italie". Selon les chiffres cités par M. Chirac, les investissements étrangers représentent 42% de tous les investissements en France alors qu'ils ne comptent que pour 36% au Royaume-Uni, 24% en Allemagne, 21% en Espagne et 13% en Italie.
Dans ce contexte, il a affirmé que "personne dans le monde ne peut soutenir un tel point de vue [...] en tout cas personne disposant d'un tant soit peu de compétences". C'est pourquoi M. Chirac a déclaré que la question n'a pas été évoquée lors du sommet car il n'y a "aucune raison de la faire". Aucun de nos partenaires sérieux n'y a fait une quelconque allusion, soit par peur, soit pour ne pas voir se dire de retourner à l'école" a-t-il ajouté.