M. Fischler, ancien commissaire à l'agriculture, était l'un des intervenants du séminaire sur les énergies renouvelables organisé par le groupe parlemantaire PPE-DE le jour du vingtième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Au cours de la conférence de presse précédant ce séminaire, la député autrichienne siégeant au Parlement européen, Agnes Schierhuber, a recommandé à l'UE d'investir davantage dans les énergies renouvelables, rejetant une éventuelle "renaissance du nucléaire".
Kent Nyström, Président de l'Association suédoise des bioénergies, a cité les programmes du gouvernement suédois visant à mettre un terme à la dépendance de la Suède au pétrole d'ici 2020 car "nous allons manquer de pétrole et de gaz". Il a également préconisé une utilisation accrue des bioénergies.
L'ancien commissaire Franz Fischler a soutenu le point de vue Mme Schierhuber sur le nucléaire en faisant relavant trois arguments contre son renouveau :
- cela conforterait notre dépendance énergétique, l'uranium à des fins nucléaires, ressource limitée, ayant besoin d'être importé;
- aucune réponse n'a encore résolu de façon satisfaisante la question de la destruction des déchets nucléaires;
- et la puissance nucléaire place le problème de la souveraineté nationale au-dessus du bouquet énergétique en question, la survenance d'un éventuel accident ne se limitant jamais aux frontières nationales.
Se référant aux mesures politiques qu'il a mis en place en tant que commissaire à l'agriculture afin de stimuler les bioénergies, M. Fischler a déclaré que les experts peuvent ne pas être d'accord sur la date à laquelle le pétrole atteindra son pic de production, mais "nous manquons de temps" pour opérer le changement d'une économie reposant sur l'utilisation de ressources fossiles vers une économie faible en carbone. M. Fischler conclut que "nous avons besoin d'un révolution énergétique ("eine Energie Wende") et d'une politique énergétique européenne commune".



