Devant la presse à Bruxelles, M. Oettinger s'est dit satisfait du compromis atteint la veille au soir avec les délégués nationaux du Groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG).
Dans le cadre de ce compromis, à partir du 1er juin, les 143 centrales nucléaires de l'UE seront réévaluées en trois étapes. La plus grande nouveauté réside dans une « évaluation par les pairs » effectuée par une équipe multinationale de sept experts reconnus.
Les autres étapes consistent en un questionnaire, des études et des projets, ainsi qu'en la rédaction d'un rapport par le régulateur national afin de déterminer si les réponses données par les opérateurs des centrales nucléaires sont crédibles ou non. Mais ces mesures ont déjà été prises auparavant, sous une forme ou une autre.
M. Oettinger avait précédemment affirmé qu'il n'apposerait pas son nom au bas d'une proposition pour des tests de résistance allégés. Mais aujourd'hui, le commissaire accepte de remettre à plus tard la partie la plus controversée des tests, sans déterminer de date butoir.
La France et la Grande-Bretagne, les deux pays de l'UE qui disposent des plus grandes industries nucléaires, sont depuis le début opposées à des tests de résistance trop stricts.
Plusieurs pays de l'UE auraient insisté pour que la « sûreté » et la « sécurité » d'une centrale nucléaire soient séparées en deux questions distinctes. Le terme « sûreté » couvre les évènements naturels, alors que la « sécurité » concerne un large éventail d'attaques terroristes, comme l'explosion d'un camion-citerne à proximité d'une centrale nucléaire, le crash d'un avion, ou même une cyberattaque contre les installations.
De nombreux pays ont insisté sur le fait que la Commission n'avait pas de compétences en matière de « sécurité ». Par conséquent, tout accord pourrait être fondé sur des propositions présentées par un groupe d'experts.
Toutefois, dans le même temps, il reste à déterminer quelles autorités dans chaque pays de l'UE seront responsables des questions de « sécurité ». Dans certains pays, il pourrait s'agir des pompiers et dans d'autres, de la fonction publique, a expliqué un expert.
Georgi Gotev
Article traduit de l'anglais par EurActiv





