Le centre est destiné à renforcer la coordination technique des réseaux d’électricité dans toute la région de l’Europe centrale et occidentale.
«C’est une manifestation concrète de la construction d’une Europe de l’électricité», s’est réjoui le président du directoire de RTE, Dominique Maillard.
L’objectif du centre de Bruxelles est que les compagnies partagent leurs outils, leurs données et leurs logiciels.
«Le but est d’avoir une idée de la sécurité sur les réseaux du Nord-Ouest de l’Europe», explique Dominique Maillard.
Le président du directoire de RTE est en faveur de l’ouverture d’autres centres du même type pour couvrir le reste de l’Europe. «Il y a une volonté commune de tous les gestionnaires européens en ce sens», poursuit-il.
M. Maillard plaide en effet pour «un niveau de sécurité plus élevé» sur les réseaux électriques européens et «un renforcement de l’échange de données» entre les gestionnaires nationaux.
La réussite de cet objectif dépendra toutefois de la volonté des opérateurs allemands, étant donné que la République fédérale compte quatre gestionnaires de réseau de transport d’électricité. «La question d’un regroupement se pose pour les opérateurs allemands», estime Dominique Maillard.
«Mais cela n’exclut pas, en attendant, des coopérations techniques renforcées », a souligné M. Maillard.
En effet, Vattenfall Europe Transmission, compagnie électrique qui exploite les réseaux et installations à très haute tension à Berlin, Hambourg et dans les régions de l’ex-Allemagne de l’Est a déjà manifesté son intérêt pour l’initiative franco-belge. Selon RTE, c’est également le cas de son équivalent britannique, National Grid.
Le centre sera inauguré en fanfare en présence du commissaire à l’Energie Andris Piebalgs.




