Notre projet consiste à avoir au moins deux centrales – la première avant 2020 et la suivante trois ou quatre ans plus tard, a déclaré M. Wozniak lors d’une conférence organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles jeudi (5 février).
Le changement politique représente le premier signe tangible que les règles européennes renforcées sur les émissions de dioxyde de carbone, adoptées en décembre, forcent le pays à repenser son bouquet énergétique en faveur de sources moins polluantes.
La Pologne s’est fait remarquer l’année dernière pour avoir résisté au projet de l’UE de diminuer les émissions européennes de dioxyde de carbone d’un quart avant 2020. Mais cet objectif a finalement été approuvé, et dans la mesure où le pays dépend du charbon pour 95 % de son électricité, la pression se fait plus forte sur Varsovie pour qu’elle se dirige vers des sources d’énergie faibles en carbone.
L’une des conséquences du paquet européen sur l’énergie et le climat est que nous devons modifier notre bouquet de sources énergétiques, et que l’une d’elles est le nucléaire, a confié M. Wozniak à EurActiv en marge de la conférence.
Nous sommes restés en dehors du nucléaire pendant de nombreuses années. Nous avons tenté un mouvement en ce sens dans les années 1980, mais ensuite, l’accident nucléaire de Tchernobyl s’est produit et nous avons quitté le programme. Maintenant, nous y revenons, a déclaré M. Wozniak.
Le gouvernement a esquissé un plan d’action national pour la sécurité énergétique en janvier, dont le changement en faveur du nucléaire forme une partie essentielle. Les autres éléments clés comprennent la construction d’un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) dans le port de Swinoujscie, en mer Baltique, ainsi que l’augmentation de ses capacités de stockage du gaz et ses interconnections. Ces projets seront partiellement financés par l’UE.
M. Wozniak s’est toutefois refusé à tout commentaire quant à la question de savoir quelle technologie sera choisie pour les réacteurs nucléaires. Il a précisé que la décision n’était pas encore prise, qu’ils avaient un spectre très large de possibilités et qu’ils étaient en train de les évaluer.
Le leader de ce projet, le groupe polonais d’énergie PGE, cherchera des partenaires financiers et techniques. Le programme complet, indiquant le lieu et les partenaires, sera publié en juin ou juillet, a ajouté M. Wozniak.
Ce qui est sûr c’est que les deux nouvelles centrales doivent réduire la dépendance du pays au charbon. M. Wozniak pense que ces deux nouvelles centrales nucléaires couvriront environ 20-25 % de la demande actuelle d’électricité.
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