M. Medvedev participera à la cérémonie aux côtés de la chancelière Angela Merkel, du premier ministre néerlandais, Mark Rutte, du premier ministre français, François Fillon, et du commissaire européen à l'énergie, Günther Oettinger.
Au cours de cette visite, le dirigeant russe devrait également rencontrer le président allemand, Christian Wulff, et discuter d'une collaboration commerciale, économique, énergétique et dans le domaine de la sécurité. Ils devraient aussi aborder la question d'un régime sans visa entre la Russie et l'UE, selon la presse russe.
Ce gazoduc de 7,4 milliards d'euros et de 1220 kilomètres a pour objectif d'acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz par an entre la ville russe de Vyborg, à 130 kilomètres au nord-ouest de Saint-Pétersbourg et la ville allemande de Greifswald.
Construit sous la mer baltique, le gazoduc passera par les côtes de la Finlande, de la Suède et du Danemark (voir « Contexte »).
Ce projet avait reçu le soutien de l'ancien chancelier allemand, Gerhard Schröder, qui préside le comité des actionnaires de Nord Stream.
La cérémonie aura lieu à Lubmin au nord de l'Allemagne, où Nord Stream est connecté au réseau allemand via le gazoduc OPAL qui relie cette région à l'Allemagne de l'Est. Un autre segment, le gazoduc NEL, qui devrait acheminer le gaz de Nord Stream à la partie occidentale du pays, est toujours en construction.
Nord Stream comprend deux conduites parallèles, chacune disposant d'une capacité de 27,5 milliards de mètres cubes de gaz par an. La deuxième conduite sera achevée en 2012. La construction d'une troisième conduite serait techniquement possible, mais il faudrait qu'elle se révèle commercialement viable et que les actionnaires approuvent le projet.
Matthias Warnig, le directeur exécutif du consortium russo-allemand, a été cité par la Deutsche Welle, affirmant qu'il faudrait 14 ou 15 ans pour compenser les coûts, à condition que Nord Stream fonctionne à pleine capacité.
Selon les conditions du contrat de Nord Stream, Gazprom-Export paiera pour le droit exclusif d'acheminer 55 milliards de mètres cubes de gaz par an, qu'ils soient livrés ou non.
Selon M. Warnig, ce gazoduc aurait jusqu'à présent reçu des commandes pour plus de 22 milliards de mètres cubes par an, ce qui représente moins de la moitié de sa capacité.
Cependant, Vladimir Feygin, le président de l'institut russe de l'énergie et des finances, a affirmé qu'il s'agissait là d'une « situation typique » : les grands gazoducs sont généralement construits lorsque des contrats à long terme sont signés pour s'assurer qu'ils puissent fonctionner au minimum à la moitié de leur capacité.





