Sections
Mini Sections
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
EU Affairs - Online Media Sales Manager
Senior Media Officer / Head of Press relations Team
Consultant (Scientist) - EU FP7 Project 'SafeWind'
Psychiatrist, Public Health Expert or Clinical Psychologist
Energy Engineers and Economists (fixed-term contract)
Mettre une annonceMercredi 8 mars 2006, le commissaire à l'énergie, Andris Piebalgs, présentera le nouveau Livre vert sur la politique énergétique européenne, soulignant les principaux défis pour adopter une future approche européenne commune sur les questions liées à la sécurité de l'approvisionnement énergétique et au réchauffement climatique.
Les prix élevés du pétrole, la dépendance énergétique de l'Europe vis-à-vis de l'OPEP et de la Russie, la récente insécurité concernant la disponibilité sur le long terme des carburants fossiles et le besoin urgent de nouvelles mesures de réduction des gaz à effet de serre ont relancé le débat sur la nécessité d'une politique énergétique européenne.
En novembre 2000, la Commission avait déjà publié un Livre vert sur la sécurité de l'approvisionnement énergétique, qui soulignait la nécessité de diversifier les sources énergétiques étant donnée la dépendance croissante vis-à-vis de la Russie pour le gaz et du Moyen-Orient pour le pétrole. Le Livre vert a donné lieu à de nouvelles initiatives de lois sur l'utilisation des énergies renouvelables et sur l'efficacité énergétique. La Commission a également poursuivi ses efforts pour améliorer le marché intérieur de l'énergie en libéralisant le secteur de l'électricité et du gaz.
Le nouveau Livre vert sur "une politique européenne de l'énergie plus sûre, plus durable et plus compétitive" tentera de renforcer l'intégration et la coopération des politiques énergétiques européennes.
Dans une version provisoire qu'EurActiv a pu consulter, ce document identifie 5 "objectifs principaux" :
Ce document propose six domaines prioritaires qui doivent permettre de revigorer la "politique énergétique européenne":
Il reste à déterminer dans quelle mesure les Etats membres seront prêts à suivre les idées de la Commission visant à "européaniser" leurs politiques énergétiques. Comme l'ont récemment indiqué les conflits liés aux fusions de Gaz de France et de Suez ou de l'espagnol Endesa et de l'allemand E-On, les gouvernements nationaux sont très sensibles sur certains de leurs domaines de prédilection et sont réticents lorsqu'il s'agit de céder une part de leur souveraineté à l'Union européenne.
En parallèle à la rédaction du Livre vert par la Commission, le groupe de travail du Conseil sur l'énergie a préparé une "nouvelle politique énergétique
" qui porte essentiellement sur les questions de l'approvisionnement énergétique mais propose peu de nouvelles initiatives.
Dans un communiqué de presse publié le 3 mars 2006, Greenpeace a déjà exprimé sa déception au sujet du prochain Livre vert sur l'énergie et a demandé à la Commission de préparer un livre 'plus vert'. "La Commission n'est pas parvenue à définir des questions essentielles et fondamentales sur l'avenir de la politique énergétique. Par exemple, elle ne remet pas en cause l'idée d'une Europe des 25 dominée par d'importantes centrales à énergie nucléaire et à combustibles fossiles centralisées, et ne réfléchit pas à la façon de rendre obligatoires l'utilisation des énergies renouvelables et l'efficacité énergétique," a indiqué Greenpeace.
L'organisme de protection de l'environnement remet également en cause la suggestion de la Commission de relancer le débat sur l'avenir de l'énergie nucléaire. Soulignant un récent sondage Eurobaromètre
qui a indiqué que seuls 12% des Européens sont en faveur de l'énergie nucléaire, Greenpeace soutient que "ce débat devrait être terminé depuis longtemps".
Enfin, Greenpeace fait référence à son propre "scénario de révolution de l'énergie", selon lequel "l'Europe peut renoncer progressivement à l'énergie nucléaire et réduire parallèlement les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de 30% d'ici 2020 afin d'éviter des changements climatiques dangereux. D'ici 2050, la moitié des besoins énergétiques de l'Europe pourront être satisfaits grâce aux sources d'énergie renouvelable et les émissions de CO2 pourront être réduites de près de 75%."