Lors d’une conférence de presse suite à la réunion ministérielle d’hier entre l’UE et l’OPEP, la 5ème du genre depuis 2005, le secrétaire général de l’OPEP, Abdalla Salem El-Badri, a déclaré qu’au final, pour ce qui est des niveaux de production et d’approvisionnement en pétrole, ce sont les faits qui importeront.
L’organisation déclare que la spéculation excessive, les opérations de couverture sur les marchés financiers ainsi que les complications géopolitiques comme le conflit en Irak sont responsables des hausses des prix. Néanmoins, l’OPEP craint que les prix excessivement élevés du pétrole aient des répercussions négatives sur la stabilité du marché et affectent la confiance des investisseurs – et certains de ses membres, dont l’Arabie saoudite, ont promis d’augmenter la production de pétrole dans le cadre d’un engagement visant à maîtriser les prix.
La perspective d’une nouvelle envolée des prix du pétrole brut, qui avoisinent 140 dollars le baril cette semaine, suscite également des inquiétudes concernant les éventuelles retombées économiques majeures au niveau international, notamment dans la mesure où certains analystes s’attendent à ce que les prix atteignent 200 dollars le baril avant la fin de l’année. Lors de la conférence de presse, le ministre français de l’Energie Jean-Louis Borloo a déclaré que l’UE et l’OPEP naviguent dans des eaux dangereuses. M. Borloo demande à que les principales parties prenantes signent un « pacte énergétique mondial » visant à empêcher les retombées économiques.
Mais lors d’une réunion d’urgence le 22 juin à Djeddah en Arabie saoudite, les pays producteurs et consommateurs de pétrole n’ont pas réussi à signer un accord en faveur d’un partenariat plus ambitieux destiné à baisser les prix du pétrole (EurActiv 23/06/08).
L’UE et l’OPEP organiseront leur prochaine réunion ministérielle à Vienne en juillet 2009.



