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Le Sénat français prévient du risque d'un choc pétrolier et préconise une transition énergétique [FR][en][de

Publié: mardi 4 juillet 2006   

Selon un rapport du Sénat français, l'UE doit mener une transition énergétique pour lutter contre le changement climatique et éviter un "choc pétrolier d'une très forte ampleur" qui pourrait toucher le monde dès 2020.

La confrontation d'une offre de pétrole insuffisante et d'une demande en forte progression de la part de la Chine, de l'Inde et des Etats-Unis promet un choc pétrolier qui portera le baril de pétrole à 150 dollars dès 2020, entraînant une baisse du PIB des pays consommateurs de 2%, préviennent les sénateurs Pierre Laffitte et Claude Saunier dans un rapport à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST).

Présentant leur rapportexternal  le 29 juin 2006, les deux sénateurs ont également mis en garde contre "un risque réel d'emballement climatique" dont les conséquences financières sont, selon eux, actuellement très sous-estimées. "De 1 % du PIB mondial actuellement, le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %," indiquent les sénateurs.

Pour éviter ce risque de crise, le rapport préconise une transition énergétique dans laquelle l'UE jouerait un rôle essentiel. Cette transition serait financée par des taxes spécifiques qui seraient entièrement dédiées à la promotion des énergies renouvelables, aux nouveaux matériaux d'isolation, aux biocarburants et autres technologies écologiques, notamment dans le secteur des transports.

Des taxes sur l'usage des autoroutes, une vignette carbone pour les voitures et la hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) figurent parmi les idées proposées par les deux sénateurs pour soutenir ce système de transition, générant entre 4 et 5 millards d'euros de recettes pour l'état. Selon eux, "les progrès de la science et de la technologie nous permettent d'assurer cette transition car les filières de substitution [...] d'énergie fossile existent ou sont proches de la maturité de marché."

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