La République tchèque fait partie des plus grands défenseurs du projet de l’UE. La sécurité énergétique est d’ailleurs l’une de ses principales priorités.
C’est une priorité absolue, a déclaré M. Topolanek, cité par le quotidien Prague Monitor. Nos partenaires ont la même vision, et nous nous sommes mis d’accord sur ce point lors de la rencontre du groupe Visegrad, a-t-il ajouté. La rencontre du groupe, réunissant la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et la Slovaquie, a eu lieu le 5 novembre à Varsovie.
M. Topolanek a fait allusion aux réductions de l’approvisionnement inattendues de cet été (EurActiv 31/07/08). A cette période, la Russie avait insisté sur le fait que les réductions de l’approvisionnement de la République tchèque en pétrole russe étaient d’origine technique. Mais certains soupçonnent une manœuvre politique liée à la décision tchèque d’accueillir un radar américain dans le cadre du système de défense antimissile des Etats-Unis.
Lorsque la crise du pétrole a éclaté au mois d’août dernier, quand la Fédération de Russie n’a plus approvisionné les quantités convenues et que l’approvisionnement a baissé de 20-30 %, il nous a semblé que l’alternative d’acheminer le pétrole par le biais des oléoducs TAL et IKL pouvait nous sauver, a indiqué M. Topolanek.
La République tchèque, contrairement à un certain nombre de ses voisins d’Europe centrale et orientale, peut se débrouiller sans le pétrole brut russe grâce à l’oléoduc IKL, qui a été construit dans les années 1990 et qui relie le pays avec le système allemand de pipelines d’Europe de l’Ouest.
La Hongrie et son entreprise énergétique privée MOL ont également signalé qu’elles redoublent actuellement leurs efforts pour lancer le projet Nabucco. Auparavant, le Premier ministre du pays Ferenc Gyurcsany a qualifié le projet Nabucco de rêve lointain, mais il a depuis fait volte-face. M. Gyurcsany appelle désormais à un sommet à Budapest pour discuter du projet entre les Etats et les responsables de l’industrie des pays impliqués dans le projet. Les éventuels pays approvisionneurs, les pays de transit et les institutions internationales concernées pourraient également être invitées, tout comme l’UE et les Etats-Unis en tant que partisans politiques du projet.



