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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceParmi les idées de la Commission pour établir une politique énergétique commune figurent l'ouverture complète du marché, les relations extérieures et les énergies renouvelables comme principales options. Cependant, elle évite d'intervenir au niveau des choix énergétiques nationaux comme le nucléaire.
Les prix élevés du pétrole, la dépendance accrue de l'Europe envers quelques fournisseurs étrangers (principalement l'OPEP et la Russie), de nouvelles préoccupations relatives à la disponibilité sur le long terme des combustibles fossiles et le caractère urgent des nouvelles mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont relancé le débat sur la nécessité d'une politique énergétique européenne.
Le conflit sur le gaz entre l'Ukraine et la Russie en janvier 2006 a de nouveau souligné la dépendance de l'Europe vis-à-vis de ses fournisseurs étrangers (voir EurActiv, 4 janvier 2006). Les parties réunies au sommet de Court Hampton en octobre 2005 avaient déjà décidé que davantage de mesures devaient être prises à l'échelle européenne dans le domaine de l'énergie (EurActiv, 28 octobre 2005).
Le 8 mars 2006, la Commission a publié un Livre vert qui propose un certain nombre d'options pour obtenir un approvisionnement énergétique "durable, compétitif et sûr" au sein de l'UE.
Le Livre - ainsi que certaines contributions individuelles de pays européens et le prochain sommet de printemps en mars 2006 - serviront de base aux débats auxquels doivent participer les Etats membres sur la mise au point et la direction de la future politique énergétique de l'UE. Le Livre vert de la Commission propose six domaines prioritaires :
La présidence autrichienne a déclaré que la Commission avait fixé les "bonnes priorités". Cependant, le ministre de l'énergie Martin Bartenstein a indiqué qu'il était également important de promouvoir les sources d'énergie renouvelables et alternatives. "L'Europe doit atteindre la première place dans le domaine de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables", a déclaré M. Bartenstein, ajoutant que les investissements dans les nouvelles technologies comme la biomasse et le biogaz étaient "nécessaires". Martin Bartenstein a salué le fait que la Commission ait clairement reconnu que le choix du bouquet énergétique restait une compétence des gouvernements nationaux, notamment sur la question du nucléaire. Selon lui, "l'Autriche a toujours été clairement opposée à l'option du nucléaire et le restera à l'avenir".
La France a déjà annoncé ses propres propositions dans un mémorandum diffusé auprès des ministres européens des finances en janvier 2006. Le mémo français est relativement proche du Livre vert de la Commission mais insiste encore davantage sur l'énergie nucléaire et la recherche sur les centrales nucléaires nouvelle génération (EurActiv, 23 janvier 2006).
Par ailleurs, les représentants des Etats membres au Conseil de l'Union européenne ont peaufiné leurs recommandations pour le sommet de printemps des 23 et 24 mars 2006. Le projet de texte
des ministres de l'énergie soutient l'approche de la Commission quant à la "sécurité d'approvisionnement, la compétitivité et la viabilité environnementale" comme les trois piliers de la politique énergétique de l'UE. Le texte insiste également sur la garantie que les règles fondamentales du marché (transparence, non-discrimination et règles de la concurrence) seront respectées, tout comme les obligations de service public. Cependant, il souligne clairement que les initiatives communautaires doivent "pleinement respecter la souveraineté des Etats membres sur le choix des sources d'énergie primaire" ainsi que leur choix "de combinaison énergétique". Le texte recommande également d'élaborer une stratégie sur le long terme pour les énergies renouvelables, notamment la biomasse.
Foratom, l'association représentant l'industrie nucléaire européenne, a salué "l'objectif du Livre vert de tenir compte de toutes les sources énergétiques dans le débat sur l'énergie" mais a regretté le fait que ce dernier ne soutienne pas suffisament l'énergie nucléaire.
"Certains pays comme les Pays-Bas, la Belgique et le Royaume-Uni mettent déjà ouvertement en doute la validité de leurs politiques de suppression progressive du nucléaire. D'autres, comme la Bulgarie, la Finlande, la France et la Roumanie développent leur secteur nucléaire. La Pologne a décidé d'adopter le nucléaire pour la première fois", a souligné le directeur général de Foratom, Docteur Peter Haug.
Le Conseil européen de l'industrie chimique (Cefic) a déclaré qu'il "soutient particulièrement le souhait de la Commission de s'exprimer d'une seule voix sur l'énergie" et encourage la diversification des sources énergétiques. Selon Peter Claes, président de la commission Energie de Cefic, "dans un secteur à forte intensité énergétique tel que l'industrie chimique, il est essentiel d'avoir accès à toutes les sources d'énergie fiables et abordables".
Le WWF a reproché aux propositions de la Commission d'être "uniquement inspirées par des préoccupations au sujet de la sécurité d'approvisionnement" et de ne pas "traiter de la question du réchauffement climatique dans une perspective plus large". Selon lui, le Livre vert, bien qu'il offre une analyse pertinente des défis énergétiques auxquels l'Europe est confrontée, "reste particulièrement faible sur les questions de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables, car il n'exige ni de nouveaux objectifs ni un renforcement de la législation".
Selon Stephan Singer, Chef de l'unité énergie et climat pour l'Europe du WWF, "l'UE semble toujours donner la priorité aux sources traditionnelles, comme le charbon et le gaz qui, aussi bien sur le plan économique qu'environnemental, ne sont pas viables".
L'ONG pour la défense de l'environnement Les Amis de la Terre s'est montrée encore plus critique : "Bien que le transport représente entre 70% et 80% de l'ensemble des importations de pétrole, ce secteur est terriblement absent du Livre. Ce dernier manque cruellement de visions, d'objectifs et de propositions concrètes."
Les Amis de la Terre sont particulièrement critiques dans le domaine de la recherche, indiquant que le nucléaire va s'accaparer la "part du lion" des fonds européens consacrés à la recherche prévus dans le plan budgétaire pour la période 2007-2013. L'organisation fait remarquer que "la proposition actuelle envisage de consacrer quelques 4,8 milliards d'euros au nucléaire contre seulement 3 milliards d'euros pour toutes les autres technologies énergétiques". Elle ajoute que l'essentiel des fonds pour la recherche non nucléaire "est probablement davantage consacrée au captage et au stockage de CO2 qu'aux énergies renouvelables".
Jeremy Rifkin, président de la Fondation sur les tendances économiques à Washington DC, affirme qu'il est désormais "nécessaire" de définir une "vision sur le long terme pour les énergies renouvelables " et de "créer une ère durable de l'hydrogène non polluant" d'ici 2030.
Selon lui, "l'objectif de l'agenda de Lisbonne de faire de l'UE l'économie la plus compétitive du monde pourra uniquement être atteint si elle met en place un réseau de homogène et intégré dans le domaine des transports, des communications et de l'énergie, afin que ses Etats membres puissent échanger et commercer avec la même facilité que les Etats-Unis le font dans leurs 50 Etats membres".