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Comme c’était le cas lors de la crise géorgienne de l’été dernier, l’UE a une nouvelle fois répondu aux défis internationaux de 2009 en envoyant des observateurs. Cette fois-ci, il s’agit de contrôler les frontières entre Gaza et l’Egypte et celles de la Russie et de l’Ukraine pour superviser l’approvisionnement gazier destiné à l’Europe.
Presque simultanément, il est apparu que l’Union allait envoyer des observateurs pour répondre aux deux crises en vue de réaffirmer le succès du « pouvoir de persuasion » européen.
En premier lieu, l’Union a fait savoir qu’elle dépêcherait des observateurs pour contrôler la frontière entre Gaza et l’Egypte, espérant mettre un terme aux violences en cours à Gaza (EurActiv 05/01/09). La frontière est entourée d’un réseau de centaines de tunnels fournissant non seulement de la nourriture et des produits de base vers Gaza, mais aussi des armes.
Ensuite, hier (7 janvier), l’UE a finalement donné son accord pour envoyer des observateurs afin qu’ils surveillent l’approvisionnement en gaz destiné aux réseaux européens. En effet, une dispute sur le gaz oppose actuellement la Russie et l’Ukraine, Moscou accusant Kiev de détourner le gaz destiné à l’Europe. Depuis un certain temps déjà, des analystes pensent que la Russie allait avancer de telles accusations. Au départ, l’UE semblait réticente à s’impliquer dans ce qu’elle considérait comme un différend bilatéral, mais sa position a changé après que la situation s’est détériorée (EurActiv 07/01/09).
Le Président de la Commission José Manuel Barroso a indiqué hier à Prague qu’à la suite d’une série de conversations téléphoniques avec le Premier ministre russe Vladimir Poutine et avec son homologue ukrainienne Yulia Timoshenko, une mission de surveillance sera envoyée pour contrôler les approvisionnements gaziers.
Le PDG adjoint de Gazprom Alexander Medvedev a déclaré hier au cours d’une conférence de presse téléphonique que la Russie allait interrompre complètement les approvisionnements de gaz destinés à l’Ukraine, parce que le gaz « disparaissait » à l’intérieur de ce pays au lieu d’être exporté vers l’Ouest. La position russe semble ne plus être en faveur de la restauration de l’approvisionnement jusqu’à ce qu’une surveillance étrangère soit mise en place en Ukraine.
Selon un porte-parole de la Commission, bien que le mandat des observateurs qui doivent être envoyés pour surveiller le différend gazier n’ait pas encore été déterminé, l’Union pourrait les envoyer dans un délai relativement court.
Malgré des circonstances difficiles, l’Union a récemment réussi à envoyer au pied levé une mission de surveillance forte de 200 membres pour contrôler les frontières des régions séparatistes géorgiennes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud (EurActiv 15/09/08).