La Commission européenne a expliqué dans une déclaration que les propriétaires du chantier de Gdańsk, privatisé en 2007, avait présenté un plan de restructuration qui dans une large mesure serait financé par des ressources privées levées par le chantier et son propriétaire.
Le bras exécutif des 27 a promis le 2 juin d’approuver le paquet de secours polonais pour son chantier naval historique de Gdańsk, stimulant le gouvernement proeuropéen et de centre droit une semaine avant les élections du Parlement européen (EurActiv 03/06/09).
La Commission a affirmé que le plan de restructuration proposé assurerait la viabilité du chantier et que les inquiétudes en matière de concurrence, causées par des années d’opérations subventionnées, grâce à la fermeture d’unités de production.
L’exécutif européen est satisfait de voir que ce plan répond aux exigences posées par ses lignes directrices en matière de sauvetage et d’aide à la restructuration.
Le chantier fermera deux des trois cales sèches existantes, et s’est engagé à opérer avec une seule cale sèche ou un complexe de lancement alternatif, avec une production maximum de 100 000 tonnes brutes compensées par an, a déclaré la Commission.
Il n’est fait aucune mention du nombre d’emplois qui seront supprimés. Mais les travailleurs ont indiqué que la force de travail pourrait diminuer d’un tiers, avec la perte de quelque 1 000 emplois, selon la presse polonaise.
Ce fut à Gdańsk en 1980 que l’électricien Lech Wałęsa créa Solidarnosc, le premier syndicat de ce qui était alors l’Union soviétique, qui aida à la chute du communisme dans la région vingt ans plus tard. M. Wałęsa devint par la suite président de la Pologne (1990-1995). Il remporta le prix Nobel en 1983.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv.)




