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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLes personnes au chômage depuis peu et qui ont besoin d’emprunter pour débuter leur propre activité pourront profiter de jusqu’à 25 000 euros sous la forme de prêts et de garanties de crédit venant de l’Union européenne. Le programme, qui vise spécifiquement les jeunes, mettra sur la table 100 millions d’euros sur une période de quatre ans.
Des milliers de personnes ont perdu leur emploi cette année ; l’impact de la récession se fait sentir dans toute l’Europe. Simultanément, la disponibilité du crédit s’est drastiquement restreinte, rendant plus difficile le démarrage de nouvelles entreprises.
Depuis le commencement de la crise financière, la Banque européenne d’investissement (BEI) a procédé à une prolongation des lignes de crédit pour l’industrie automobile, les projets d’efficacité énergétique, la recherche et le développement, ainsi que pour les petites entreprises.
Le président de la BEI Philippe Maystadt a révélé en février qu’une première tentative pour établir un Fonds européen de microfinancement n’avait pas réuni des fonds suffisants auprès des Etats membres en raison de ce qu’il a appelé un « manque de solidarité » et l’insistance des gouvernements à poser des conditions strictes à leur prêts d’argent (EurActiv 13/2/09).
Cependant, plus tôt dans l’année il a indiqué que la fourniture de financement et d’assistance technique aux institutions de microcrédit était une des premières priorités de la Banque.
Les microenterprises sont définies comme des entreprises employant moins de 10 personnes ; elles constituent environ 91 % de toutes les entreprises européennes.
Les fonds, dévoilés jeudi (2 juillet), pourraient être utilisés pour réaliser un effet levier de 500 millions d’euros et seront répartis à travers les banques et les organismes non lucratifs dans le cadre d’un programme conduit en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a déclaré la Commission.
Le programme commencera en 2010, durera quatre ans et sera mené comme une initiative paneuropéenne avec des fonds accordés sur demande. Des portions spécifiques des fonds ne seront pas alloués à chacun des 27 Etats membres de l’UE, a déclaré la Commission.
Les 100 millions d’euros mis sur la table pour la microfinance ont été prélevés sur d’autres budgets et représentent une réallocation de fonds existants plus qu’une injection d’argent nouveau.
Cette manœuvre est destinée à aider les personnes qui ont perdu leur emploi, celles qui désirent débuter une petite activité et ceux qui ont des difficultés à s’assurer le financement des sources bancaires traditionnelles. Les jeunes et les micro-entreprises en particulier connaissent de graves problèmes pour obtenir des prêts, a indiqué un officiel de la Commission.
Selon le commissaire chargé de l’Emploi et des Affaires sociales, Vladimír Špidla, l’UE assumera le « premier risque » en fournissant le financement et les garanties aux entrepreneurs afin d’attirer du crédit supplémentaire. La BEI acceptera le « second risque », tandis que les autres investisseurs bénéficieront d’un certain degré de protection par la disponibilité des fonds européens.
En outre, le Fonds social européen pourrait offrir des rabais sur les taux d’intérêt sur les prêts et on s’attend à ce qu’il propose conseil et assistance aux entrepreneurs qui bénéficieront du programme.
La crise économique conduira à une perte de 3,5 millions d’emplois à travers l’Europe cette année. La crise financière a asséché le crédit pour ceux souhaitant commencer ou développer leur propre entreprise, a déclaré le commissaire à l’Emploi et aux affaires sociales, Vladimír Špidla.
Dans la récession actuelle, nous voulons offrir un nouveau départ aux chômeurs par le biais d’un accès facilité au crédit pour monter ou développer de nouvelles activités. Et nous souhaitons aider les petites entreprises à se développer encore plus malgré la crise. Cela aidera à créer de nouveaux emplois, a-t-il continué. L’UE peut apporter une véritable valeur ajoutée en maximisant l’effet de levier, en coopération avec le groupe BEI, donnant aux personnes une chance de réaliser leurs rêves comme entrepreneurs.
Eurochambres, l’association des chambres de commerce européennes, a salué la nouvelle initiative, un outil précieux pour stimuler l’entreprenariat et créer de nouveaux emplois. Grâce au fonds, les personnes souhaitant débuter leur propre microentreprise pourront obtenir des prêts jusqu’à 25 000 euros, a souligné Eurochambres, ainsi que de recevoir l’assistance en terme de tutorat, de formation et de coaching. Donner un poisson à un homme, et vous l’aurez rassasié pour la journée. Apprenez lui à pêcher, et vous l’aurez nourri pour toute sa vie. Il s’agit là de l’esprit qui sortira l’Europe de la récession, a déclaré Arnaldo Abruzzini, secrétaire général d’Eurochambres. Ce programme ne consiste pas uniquement à trouver un nouvel emploi pour un chômeur. Aider quelqu’un à monter une nouvelle activité peut avoir un effet multiplicateur significatif en générant des emplois additionnels, a-t-il ajouté.
La nouvelle infrastructure de microfinancement a été saluée par l’eurodéputé Giles Chichester (Royaume-Uni, conservateur), qui a déclaré que les petites entreprises et les entrepreneurs allaient sortir notre économie de la récession.
Ce fonds est le premier grain d’une large moisson, pour les gens qui veulent s’aider eux-mêmes et apporter de l’emploi aux autres. Les petites entreprises britanniques emploient actuellement environ 60 % de la force de travail du secteur privé. De nombreuses personnes ont essayé de transformer leurs idées en activité ou de se développer, mais sans le soutien des banques, nombre d’entre eux ont piétiné. Ce fonds sera facilement rentable et créera les bases solides de la future croissance économique.
Nous devons faire de notre mieux pour adopter cette initiative rapidement au Parlement. De nombreuses petites entreprises ont besoin de ce soutien dès que possible.
Liliane Volozinski, la directrice des Affaires sociales et de l’Emploi à l’UEAPME, l’union européenne des artisans et des PME, a salué le plan mais a précisé que les banques devaient accorder des crédits aux entreprises.
Le fonds de microcrédit conjoint de 500 millions d’euros de la BEI et de la Commission européenne qui est proposé possède clairement le potentiel de faciliter l’accès au financement d’un côté et de promouvoir la création de nouvelles entreprises de l’autre. Cependant, son succès va largement dépendre de la volonté des institutions intermédiaires de faire passer les fonds européens aux destinataires potentiels. Nos expériences jusqu’ici ont montré des résultats mitigés de ce point de vue, ce qui ne pousse pas à être très optimiste pour le succès de ce programme.