Les fonds, dévoilés jeudi (2 juillet), pourraient être utilisés pour réaliser un effet levier de 500 millions d’euros et seront répartis à travers les banques et les organismes non lucratifs dans le cadre d’un programme conduit en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI), a déclaré la Commission.
Le programme commencera en 2010, durera quatre ans et sera mené comme une initiative paneuropéenne avec des fonds accordés sur demande. Des portions spécifiques des fonds ne seront pas alloués à chacun des 27 Etats membres de l’UE, a déclaré la Commission.
Les 100 millions d’euros mis sur la table pour la microfinance ont été prélevés sur d’autres budgets et représentent une réallocation de fonds existants plus qu’une injection d’argent nouveau.
Cette manœuvre est destinée à aider les personnes qui ont perdu leur emploi, celles qui désirent débuter une petite activité et ceux qui ont des difficultés à s’assurer le financement des sources bancaires traditionnelles. Les jeunes et les micro-entreprises en particulier connaissent de graves problèmes pour obtenir des prêts, a indiqué un officiel de la Commission.
Selon le commissaire chargé de l’Emploi et des Affaires sociales, Vladimír Špidla, l’UE assumera le « premier risque » en fournissant le financement et les garanties aux entrepreneurs afin d’attirer du crédit supplémentaire. La BEI acceptera le « second risque », tandis que les autres investisseurs bénéficieront d’un certain degré de protection par la disponibilité des fonds européens.
En outre, le Fonds social européen pourrait offrir des rabais sur les taux d’intérêt sur les prêts et on s’attend à ce qu’il propose conseil et assistance aux entrepreneurs qui bénéficieront du programme.




