L'étude, qui donne une image sombre des perspectives d'emploi pour les femmes immigrantes dans les pays d'Europe, arrive à la conclusion que les femmes ne possèdent pas les compétences informatiques dont elles ont besoin sur le marché du travail.
Seulement 3 % voient leurs qualifications formelles reconnues dans leur pays d'accueil, selon l'étude.
Un cinquième sans compétences
Sur les 375 femmes de l'étude, qui ont un âge moyen de 36 ans, 55 % sont au chômage. La majorité d'entre elles finissent par travailler dans des emplois subalternes comme le nettoyage, la restauration ou l'aide aux personnes, sans aucun lien avec leur formation initiale.
20 % des femmes de l'étude sont incapables d'utiliser un ordinateur et la plupart de celles qui n'ont pas de compétences informatiques soit travaillent soit cherchent du travail en Italie, suivie par la Hongrie et l'Espagne.
Au contraire, les femmes immigrantes qui vivent aux Pays-Bas ont le plus haut niveau de compétences informatiques.
Interrogé pour savoir ce que les gouvernements et les ONG pourraient faire pour améliorer leurs perspectives d'emploi, plus du tiers des femmes ont souhaité davantage d'aide dans leur recherche d'emploi et de formation en matière informatique.
Une majorité a également affirmé bénéficier de ou travailler dans deux emplois afin de joindre les deux bouts et de soutenir leurs familles.
Les conclusions de l'enquête viennent alimenter les réflexions sur un problème plus large : les entreprises européennes sont déstabilisées par une inadéquation des compétences, selon la Fédération des entreprises belges.
L'an dernier, la fédération avait prédit que le chômage dans l'Union passerait de 18 à 22 millions, bien qu'il y ait quatre millions d'emplois pour lesquels les entreprises n'arrivent pas à embaucher (EurActiv 03/03/09).
Davantage d'hommes exclus du travail en Europe
Bien que les conclusions de l'enquête se concentrent sur le chômage des femmes, il est évident que les hommes aussi bien que les femmes ont souffert de la chute du marché du travail lors de la crise financière.
En janvier 2010, le taux de chômage des 27 était de 9,3 % pour les femmes et de 9,7 % pour les hommes.
Bien que les femmes ont tendance à avoir des taux de chômage plus importants que les hommes, l'effet de la crise économique sur les secteurs de la construction et de la fabrication a exclu davantage d'hommes que de femmes, selon les statistiques d'Eurostat, le bureau de statistiques de l'UE.
Selon un rapport de la Commission européenne, les niveaux de chômage de l'UE vont continuer à augmenter et devrait dépasser les 10 % en 2010, les jeunes étant ceux souffrant le plus de la crise du marché de l'emploi (EurActiv 11/01/10).





