Dans une communication destinée à limiter la menace d’un chômage de masse, l’exécutif européen va rendre disponible une enveloppe de 19 milliards d’euros pour soutenir les personnes frappées par la crise économique.
Ce plan a été publié alors que des millions d’électeurs se préparent à se rendre aux urnes cette semaine pour les élections européennes, en commençant par le Royaume-Uni et les Pays-Bas aujourd’hui (4 juin).
Cependant, les groupes de défense d’intérêts des entrepreneurs et des ONG ont rejeté ce plan à cause de son manque d’ambition. BusinessEurope a déclaré que la Commission européenne avait adopté une approche réglementaire d’une portée limitée dans différents domaines tels que le travail de court terme, tandis que la Confédération européenne des syndicats (CES) a estimé que cette stratégie n’était ni plus ni moins que la reformulation de programmes existants.
Le plan, rendu public hier (3 juin), inclut des prêts à destination de ceux qui ont des difficultés à obtenir des crédits afin de débuter une affaire. Un ensemble de programmes de formation pour les petites entreprises et d’apprentissage pour les jeunes gens sans emplois sont proposés, ainsi que des programmes pour aider à ce que la demande rencontre l’offre.
La crise a commencé dans le secteur financier mais tout le monde en ressent aujourd’hui les effets, a déclaré Vladimir Špidla, le commissaire européen à l’Emploi.
Nous devons nous concentrer sur la manière de mettre les jeunes au travail, et nous ne pouvons pas les laisser manquer leur entrée sur le marché du travail, a t il ajouté.
Points clefs du plan emploi européen :
- rediriger 19 milliards d’euros de dépenses planifiées dans le cadre du Fonds social européen, afin d’aider les personnes à rester au travail ou à avancer vers un nouvel emploi, en mettant à jour les compétences, en encourageant l’entreprenariat et en améliorant les services publics de l’emploi dans le cadre du Fonds ;
- réallouer 100 millions d’euros du budget européen existant qui – combiné avec le financement d’institutions financières internationales, en particulier la Banque européenne d’investissement – fournira plus de 500 millions d’euros pour la création d’un nouveau service de microcrédit européen. Ces microcrédits vont venir soutenir ceux qui risquent de ne pas obtenir de fonds pour monter une entreprise, par exemple les chômeurs récents, et vont venir renforcer l’emploi dans les microentreprises qui connaissent une contraction du crédit ;
- un engagement à fournir au moins cinq millions de postes d’apprentis à travers l’UE pour les jeunes ;
- le soutien à des programmes visant à maintenir un emploi viable via le travail de court terme et l’apprentissage ;
- une aide immédiate pour les chômeurs afin d’éviter le risque d’un chômage de longue durée et la perte des compétences pertinentes, y compris des propositions selon lesquelles une opportunité de formation ou de travail devrait être fournie au plus tôt à chaque personne sans emploi ;
- aider les plus désavantagés à retrouver un emploi, par exemple, grâce des coûts du travail non salariaux moins élevés, des incitations au recrutement et la promotion d’opportunités d’emplois peu qualifiés dans l’entretien ou les services de soins ;
- un nouveau service en ligne « match and map » pour aider les chercheurs d’emploi à voir quels emplois vacants pourraient correspondre à leurs compétences en Europe ;
- un accent mis sur la mise à jour des compétences et une meilleure correspondance avec les besoins du marché du travail, avec une analyse sectorielle des besoins du marché de l’emploi européen, par la Commission, aujourd’hui et dans le futur, y compris les compétences « vertes » ;
- une « trousse à outils » pratique pour aider les entreprises, les travailleurs et leurs représentants à mieux gérer et anticiper les restructuration d’entreprise, et ;
- un guide pour la formation dans les petites entreprises pour aider les PME à maintenir et obtenir les compétences dont elles ont besoin.




