Les nouveaux chiffres publiés par BusinessEurope hier (7 septembre) prédisent une stabilisation de l’activité économique jusqu’à la fin de l’année avec une faible remontée prévue en 2010.
Mais le contrecoup de la récession aura des conséquences sur le long terme principalement pour les investissements, l’emploi et les finances publiques, a prévenu le groupe dans ses prévisions économiques automnales.
Le PIB de l’Europe chutera de 3,9 % cette année et augmentera modérément de 0,7 % en 2010, selon les données publiées lundi. L’Espagne et la Belgique sont les deux seuls pays dont le PIB devrait baisser en 2010, selon le rapport. Cette perspective reste une contraction moins brutale que la baisse de 4,1 % prévue par l’Organisation de coopération et de développement économiques en juin, même si les derniers chiffres de l’organisation montrent également une légère hausse de la zone euro et une reprise plus précoce que prévue.
L’inflation restera faible à 0,3 % cette année, selon BusinessEurope, et augmentera de 1,3 % en 2010. Le chômage, qui atteint 9,8 % cette année, devrait augmenter pour atteindre 11,3 %. D’importants plongeons en termes d’emploi sont attendus en Espagne, au Royaume-Uni et en Belgique, selon le groupe, avec l’Irlande et la Lituanie en lanterne rouge : respectivement 13 % et 11 %.
Les prédictions, qui précédent les prévisions économiques intérimaires de la Commission, attendues la semaine prochaine, réaffirme le consensus au sein des ministres du G20 lors de leur rencontre à Londres ce week-end : il est trop tôt pour parler de stratégies de sorties de crise. Retirer les mesures de relance prématurément ou simplement remettre en question les allégements de taxe anéantirait tout espoir d’un renouveau économique soutenu, prévient le document.
Mais les conditions restent volatiles et les prédictions pour les investissements en capital fixes restent faibles en raison d’un accès difficile aux financements, explique BusinessEurope. Le rapport prévoit une chute des investissements de 10,3 % avec une réduction supplémentaire de 1,8 % l’an prochain.
La perspective d’une reprise dans les marchés de capitaux va être encore plus restreinte par les engagements des ministres du G20 en faveur de règles de capital bancaire plus strictes. Bien que les opinions divergeaient largement au sommet de Londres sur le degré de sévérité du nouveau régime, les ministres ont largement adhéré aux réformes proposées par le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, qui verront les banques mettre de côté suffisamment de capital pour éviter de futurs renflouages (EurActiv 07/09/09).



