D’après les chefs d’entreprises interrogés, le principal obstacle au développement de leurs affaires à l’étranger réside dans un manque de connaissance sur la législation nationale des autres Etats membres de l’UE.
Viennent ensuite les problèmes linguistiques, puis la difficulté d’obtenir des informations fiables sur les marchés des Etats membres, selon l’enquête. Ont été interrogées 302 PME, employant de 10 à 250 employés dans la grande région parisienne (Centre et Ile-de-France).
L’étude a été menée en avril 2009 en coopération avec le Crocis, le Centre régional d’observation du commerce, de l’industrie et des services.
55% des répondants ont déclaré savoir que les PME ont accès à des fonds européens. Pourtant, 83% d’entre eux n’en ont jamais bénéficié. Principale raison : leurs activités ne répondent pas aux règles européennes pour l’obtention de fonds. Mais l’enquête montre que le manque de soutien et l’insuffisance des ressources humaines et financières sont aussi une cause importante de découragement des candidats potentiels.
L’UE est populaire parmi les PME
Cependant, l’étude montre que l’UE pourrait être un moyen populaire de soutenir les PME : 85% des répondants considèrent que l’UE « agit en adéquation avec les besoins des PME sur la circulation des biens et des services ».
Par ailleurs, elles sont nombreuses à penser que l’Union européenne devrait développer des programmes communautaires pour la création d’entreprise (39%), la recherche et développement et l’innovation (30%), mais aussi la commercialisation des produits (29%).
A noter que des subventions ou autres mécanismes financiers européens existent en la matière. Mais seulement 6% des entreprises qui exercent une activité à l’international ont répondu à des marchés publics à l’étranger.
Outre le manque d’informations sur les outils à leur disposition, l’étude révèle de fortes lacunes des chefs d’entreprises sur le fonctionnement de l’UE en tant que telle. « 62% des chefs d’entreprise ne savent pas quelles institutions européennes seront renouvelées en 2009 » relève l’étude.
Un manque de conviction
L’enquête révèle également que les chefs d’entreprise établis dans les régions Centre et Île-de-France sont plus «réceptifs » que l’opinion publique française aux politiques de l’Union européenne.
Toutefois, les chiffres mettent en évidence le fait qu’ils sont encore loin d’être convaincus du rôle joué par l’Union européenne. Ils sont par exemple 41% à penser qu’à l’heure actuelle, il reste difficile de faire des affaires en dehors des frontières nationales, et 43% que l’appartenance de la France à l’Union européenne n’a pas eu de conséquence sur leur activité.




