Le secteur financier, l’industrie automobile et le secteur du détail ont été les plus durement frappés par les pertes, même si on enregistre un emploi accru dans les magasins de vente au rabais et la restauration rapide.
L’ERM a enregistré 220 000 pertes d’emploi – un record depuis que l’ERM a commencé ses collectes de statistiques en 2002 – et tout juste 90 000 emplois créés.
Le Royaume-Uni a connu le plus grand nombre de pertes d’emploi annoncées (63 314), suivi par la Pologne (38 975), l’Allemagne (17 461) et la France (11 779). Pour le troisième trimestre de suite, le secteur de la manufacture automobile compte le plus de pertes d’emploi (23 584 jobs), selon l’ERM.
Les autres secteurs subissant de grandes pertes d’emploi par les restructurations sont ceux du détail (21 740), de l’intermédiation financière (16 778) et la construction de machines (16 432).
Le chômage a aussi connu une forte hausse dans d’autres Etats membres, notamment dans les trois pays baltes, où les taux de chômage ont augmenté de 6 % à 9 % sur les 12 derniers mois. Une situation similaire existe en Irlande, où le chômage est monté jusqu’à 11,4 %, contre 6 % l’année passée.
Les données sont moins spectaculaires dans les autres Etats membres, mais l’ERM confirme que le chômage montre dans tous les Etats membres, à l’exception de l’Allemagne, la France, l’Autriche et les Pays-Bas, où l’emploi à court terme, le chômage partiel et d’autres formes de flexibilité professionnelle ont contribué à un chômage bas.
Les vendeurs au rabais et les chaînes de restaurants, qui ont tendance à prospérer quand le climat économique se détériore, expliquent une part substantielle des annonces de nouvelles créations d’emploi, selon les données révélées la semaine dernière (30 avril).
En réponse au rapport d’Eurofound, l’eurodéputé conservateur anglais conservateur Timothy Kirkhope a déclaré que les personnes sans emploi devaient suivre des formations pour se recycler, et a appelé à des allègements fiscaux pour les sociétés qui créent de l’emploi.




