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30 novembre 2009
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La récession annonce un retour des start-ups à bas prix[en][de

Publié: vendredi 8 mai 2009   

Une crise économique peut être le moment idéal pour lancer une nouvelle affaire commerciale, selon des meneurs du marché, entre autres raisons parce que les coûts sont en baisse et que le personnel qualifié se trouve facilement.

Contexte:

Certaines des plus grandes marques de ce monde ont pris vie au cours d’un déclin économique. Microsoft a été fondé par un étudiant ayant arrêté l’université prématurément, Bill Gates, en 1975 et fait son entrée sur le marché pendant les années de récession du début des années 1980. Les cosmétiques Revlon ont démarré en 1932 au cœur de la Grand Dépression, et le magazine Fortune a été fondé tout juste quatre mois après le crash de Wall Street en 1929.

Des coûts de fonctionnement inférieurs peuvent réduire le risque qu’implique le lancement d’une nouvelle entreprise commerciale, et des dizaines de milliers d’Européens qui ont reçu des indemnités de licenciement ont maintenant le temps et le capital qu’ils n’avaient jamais eu auparavant.

Toutefois, il reste des obstacles majeurs au démarrage d’une entreprise. En particulier, les efforts sur l’amélioration de l’environnement de l’entreprenariat se concentrent sur un accès facilité au crédit pour les jeunes pousses, et l’allègement du fardeau des formalités administratives et du capital requis pour les nouvelles sociétés.

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Autres articles:

Peter Jungen, co-président de l’Union des PME, a affirmé que certaines des plus grandes marques au monde avaient été lancées au coeur des récessions, mais a aussi souligné que l’Europe doit cesser de stigmatiser les échecs si elle veut concurrencer l’esprit d’entreprise américain. 

C’est le retour   des jeunes pousses à faible coût, a-t-il affirmé. Vous pouvez attirer du personnel que vous n’auriez pas eu l’année passée, et à un meilleur prix ; ce n’est pas bon pour les travailleurs, mais ça profite aux entrepreneurs. De plus, la location de bureaux est plus abordable que dans le passé, et les coûts de serveur sont en baisse, a-t-il déclaré.

Prenant la parole à un évènement BusinessEurope à l’occasion de la semaine des PME, M. Jungen a poursuivi en déclarant que des sociétés nouvelles peuvent voir le jour en cette période de récession économique grâce aux opportunités nées de la crise.

Des sociétés peuvent trouver le succès à cause de la crise, et non en dépit de la crise ; cela pourrait être la chance de leur vie, a-t-il conclu.

Le point de vue de M. Jungen trouve son reflet dans celui de Karen Wilson, chargée de recherche à la fondation Kauffman. Selon elle, des millions de personnes sans emploi ont maintenant l’occasion de se lancer dans une aventure commerciale. De plus, elle ajoute que les travailleurs licenciés qui ont bénéficié d’indemnités de licenciement sont moins dépendants de l’obtention d’un crédit du secteur bancaire, plutôt allergique au risque.

Les époques de crise économique sont un bon moment pour démarrer quelque chose de neuf. Les coûts d’opportunité sont plus bas.   De nombreuses grandes sociétés ont vu le jour durant un déclin économique, selon Mme Wilson. 

Positions:

Martin Ohneberg, president of YES, the European Confederation of Young Entrepreneurs, said Europe needs to change its mindset to compete with the US if it is to create an environment where risk-takers are viewed as heroes. This, he said, meant accepting that failure is a part of being an entrepreneur. 

"In Europe, if you're a failure and you go bankrupt, it's seen as something criminal. In the US, most entrepreneurs have been bankrupt at some point in their career. Entrepreneurs should get a second chance instead of being painted as the bad guy on the front of the newspaper." 

"We have to change our mentality in comparison to the US. People in Europe are not willing to take risks. You have to start in primary schools, showing that it's interesting to be an entrepreneur," Ohneberg said. 

John Vassallo, vice-president for EU affairs at Microsoft, said new inventions and start-ups will help get Europe out of the crisis. He said Microsoft is working with SMEs and supporting new high-tech companies. He also stressed the importance of new forms of entrepreneurial education. 

Karen Wilson, senior fellow at the Kauffman Foundation, said shaping the attitudes and skills of young people is essential to generating a pro-risk environment. "This means embedding entrepreneurship in education. Entrepreneurship is not just for businesspeople. We need more innovative thinkers in the public sector and in all other fields. We also need to use more interactive methods of pedagogy. It's important to bring entrepreneurs into the classroom and to train the trainers." 

Wilson added that most universities in Europe are public institutions and that instituting change in this sector can be slow. Universities should be given more autonomy, she said. 

Peter Jungen, co-president of the SME Union, said Europe needs six million new entrepreneurs to emerge from the crisis, or "we'll come out of the crisis weaker than we were going in". 

"Educating young people is the key. You can't change people who are 50 or 60. In the US they say entrepreneurs are heroes. We have to cherish success like they do," he said. 

Jungen was fiercely critical of governments' response to the financial crisis, saying bailouts for flagging industries will simply preserve old structures. "Innovation is the only way out," he said. 

Arndt Kirchhoff, who chairs BusinessEurope's entrepreneurship and SME committee, forecast more than five million job losses in the EU this year. He said SMEs have been the most dynamic job creators in the past five years, stressing that the sector is crucial to how Europe weathers the economic storm. 

"Unfortunately, some SMEs feel government action is aimed at banks and big companies, but €30 billion has been earmarked for SMEs by the European Investment Bank between now and 2011," Kirchhoff said. He also pointed to the Late Payments Directive, the temporary easing of state aid rules, and the application of the 'Think Small First' principle as having the potential to improve the entrepreneurial environment. 

Patrice Liauzu, Brussels representative of the European Investment Bank, said the EIB has been asked to do more and to do it better. The bank is also targeting its funds towards unemployed people who want to set up microenterprises. 

“The remaining challenge is to make sure that banks make use of this line of credit,” he said. 

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