Peter Jungen, co-président de l’Union des PME, a affirmé que certaines des plus grandes marques au monde avaient été lancées au coeur des récessions, mais a aussi souligné que l’Europe doit cesser de stigmatiser les échecs si elle veut concurrencer l’esprit d’entreprise américain.
C’est le retour des jeunes pousses à faible coût, a-t-il affirmé. Vous pouvez attirer du personnel que vous n’auriez pas eu l’année passée, et à un meilleur prix ; ce n’est pas bon pour les travailleurs, mais ça profite aux entrepreneurs. De plus, la location de bureaux est plus abordable que dans le passé, et les coûts de serveur sont en baisse, a-t-il déclaré.
Prenant la parole à un évènement BusinessEurope à l’occasion de la semaine des PME, M. Jungen a poursuivi en déclarant que des sociétés nouvelles peuvent voir le jour en cette période de récession économique grâce aux opportunités nées de la crise.
Des sociétés peuvent trouver le succès à cause de la crise, et non en dépit de la crise ; cela pourrait être la chance de leur vie, a-t-il conclu.
Le point de vue de M. Jungen trouve son reflet dans celui de Karen Wilson, chargée de recherche à la fondation Kauffman. Selon elle, des millions de personnes sans emploi ont maintenant l’occasion de se lancer dans une aventure commerciale. De plus, elle ajoute que les travailleurs licenciés qui ont bénéficié d’indemnités de licenciement sont moins dépendants de l’obtention d’un crédit du secteur bancaire, plutôt allergique au risque.
Les époques de crise économique sont un bon moment pour démarrer quelque chose de neuf. Les coûts d’opportunité sont plus bas. De nombreuses grandes sociétés ont vu le jour durant un déclin économique, selon Mme Wilson.




