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24 novembre 2009
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Sauvetage d'Opel : la Commission met en garde contre la "corruption" [FR][en

Publié: vendredi 25 septembre 2009   

Jeudi, Neelie Kroes, à la tête des services antitrust de l'Union européenne, a mis en garde les gouvernements contre le fait de soudoyer les sociétés pour sauver des emplois, à la suite des critiques exprimées au sein de l'UE sur la promesse allemande d'accorder des aides d'Etat au fabricant automobile déficitaire Opel.

Le communiqué de la Commission critique vigoureusement Berlin pour avoir promis 4,5 milliards d’euros (6,6 milliards de dollars) d’aide à Opel si un groupe mené par la société canadienne Magna achète une part majoritaire dans la société de General Motors.

GM a approuvé l’octroi d’une part de 55 % d’Opel à Magna et à son partenaire russe Sberbank. La Grande-Bretagne et la Belgique, qui possèdent des usines Opel, craignent que le nouveau propriétaire ne veuille protéger les emplois en Allemagne davantage qu’autre part en raison de la promesse d’aide.

La Grande-Bretagne est entrée dans la mêlée quand le secrétaire d’Etat aux entreprises Peter Mandelson a déclaré que le plan de restructuration de Magna serait ouvert à une intervention politique, serait trop cher et sanctionnerait les usines rentables.

La Commission européenne, gardien de la concurrence dans les Vingt-sept, a affirmé à plusieurs reprises qu’elle se pencherait sur toute aide d’Etat pour s’assurer qu’elle respecte les sévères règles communautaires.

La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a comparé le protectionnisme à un feu de forêt rageur, quasiment impossible à contrôler.

Nous ne pouvons accepter qu’un gouvernement corrompe des sociétés afin de voler ou supprimer les emplois d’une autre, dit-elle dans un discoursexternal destiné à une conférence sur l’antitrust à la Fordham University à New York.

Nous ne pouvons accepter que des sociétés deviennent dépendantes des aides. De tels comportements mèneront tout droit à une guerre commerciale et à la pauvreté – et pas vers la sortie de crise, a-t-elle dit, ajoutant que l’industrie automobile devait adopter des réformes.

Les pays de l’UE doivent discuter des aides pour Opel le 7 octobre

Mme Kroes a forcé le gouvernement français, en février, à faire machine arrière après qu’il ait proposé un prêt d’Etat de 6 milliards d’euros à Renault et PSA Peugeot-Citroën en échange d’une promesse non écrite de ne pas fermer leurs usines françaises pendant la période de prêt.

Nous n’hésiterions pas à suspendre d’autres aides douteuses si elles sont portées à notre connaissance. C’est pourquoi j’examine en ce moment avec grand soin les conditions du sauvetage par l’Allemagne de la branche européenne de GM, Opel, a-t-elle dit.

La Commission européenne et les responsables des pays hébergeant des usines Opel discuteront le 7 octobre en Allemagne du plan allemand d’aide d’Etat.

Günter Verheugen, le commissaire européen aux Entreprises et à la politique industrielle, a affirmé que le 7 octobre, des actions seraient prises sur la base d’une décision. La décision sera de savoir s’il y aura une aide d’Etat et qui la payera, a déclaré M. Verheugen lors d’une réunion des ministres de l’UE chargés de la compétitivité, jeudi (24 septembre). 

(EurActiv avec Reuters. Traduit de l’anglais par EurActiv)

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