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L’UE envisage des liens plus forts avec ses voisins d’Europe de l’Est [FR]

Publié 07 novembre 2008
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La Commission européenne travaille à un partenariat oriental avec l’Ukraine, la Géorgie et d’autres voisins orientaux. C’est ce qu’ont annoncé des diplomates et des représentants de l’UE.

L’ambassadeur Andri Veselovski a indiqué que l’aspect multilatéral serait le principal avantage du partenariat proposé, qui pourrait impliquer l’Ukraine, la Biélorussie, la Moldavie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Géorgie. 

Christiane Hohman, la porte-parole de la commissaire aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, a indiqué à EurActiv que la Commission européenne travaillait également à une proposition pour un Partenariat oriental comprenant les mêmes pays de la région, définissant ce pacte comme un « effort plus vaste » que la proposition de l’Ukraine. Une communication sera adoptée au début du mois de décembre, a-t-elle affirmé. 

Selon M. Veselovski, la valeur ajoutée au partenariat, en comparaison de la politique de voisinage actuelle, résiderait dans un effort conjoint visant à changer les idées sur la région, qui selon lui est trop souvent décrite comme une région en conflit incapable de s’intégrer à l’Europe. 

Répondant à une question d’EurActiv, M. Veselovski a indiqué que le principal avantage du Pacte est qu’il pourrait fournir aux pays participants une perspective claire d’adhésion à l’UE. Une initiative similaire lancée récemment par la Turquie dans le Caucase ne pourrait pas offrir cette perspective, a-t-il affirmé. 

Mercredi, dans un rapport évaluant les progrès de la Turquie vers l’adhésion à l’UE, la Commission a loué Ankara pour avoir proposé un Pacte de stabilité pour le Caucase à la suite de la guerre du mois d’août dernier qui a opposé la Russie et la Géorgie (EurActiv 06/11/08). 

Le diplomate ukrainien a déclaré qu’il cherchait le soutien de l’UE pour mettre en place une structure similaire à celle de feu le Pacte de stabilité pour l’Europe de Sud-Est, qui serait conduite par une personnalité influente de l’Europe de l’Ouest. A l’instar du Pacte de stabilité, il a indiqué que le siège de la nouvelle structure devrait se trouver à Bruxelles pour que les décideurs européennes y ait meilleur accès. 

L’idée d’un partenariat oriental a tout d’abord été lancée par la Pologne et la Suède en mai dernier (EurActiv 23/05/08). Les ministres européens des Affaires étrangères ont demandé ensuite que la Commission prépare un projet. 

Par rapport à la préférence de l’Ukraine pour l’appellation « Partenariat de l’Europe de l’Est », Mme Hohman a déclaré que la Commission avait déjà opté pour le nom « Partenariat oriental ».

L’Ukraine souhaite un partenariat pour l’Europe de l’Est modelé d’après le précédent Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est. Ce nouveau partenariat serait le précurseur à une future adhésion à l’UE, a déclaré l’ambassadeur du pays hier 6 novembre à Bruxelles.

Contexte : 

Le Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est a été instauré par la communauté internationale suite à la guerre de 1999 au Kosovo. Sa tâche principale était de contribuer à la réconciliation, à la reconstruction d’après guerre et à la coopération régionale. 

Le Pacte de stabilité consistait d’un secrétariat à géométrie variable de quelque 30 fonctionnaires qui assistaient un coordinateur spécial dans trois sphères d’activité : la démocratie, l’économie et la sécurité. Les principaux succès rencontrés par le Pacte sont la Zone centre-européenne de libre-échange de 2006 (un accord de libre échange pour les pays des Balkans orientaux basé sur les règles européennes) ainsi qu’un traité communautaire sur l’énergie, qui a aidé à l’intégration des réseaux locaux au marché européen de l’énergie. 

Lorsque la Commission européenne a décidé que le Pacte de stabilité avait atteint ses objectifs et qu’il pouvait dès lors être abandonné peu à peu, les pays de la région ont décidé de mettre en place un successeur régional au Pacte afin de continuer à promouvoir la coopération régionale. C’est ainsi qu’est né le Conseil de coopération régionale, basé à Sarajevo depuis avril 2008. 

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