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2009-2014 : un Parlement européen de centre-droit [FR]

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Publié 25 juin 2009, mis à jour 14 juillet 2009

Organisées simultanément dans 27 pays pour la première fois de leur histoire, les élections européennes 2009 se sont achevées sur une victoire claire du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit et la défaite du Parti socialiste européen (PSE). 

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Résumé

Du 4 au 7 juin, 375 millions de citoyens européens ont été appelés à voter pour les 736 élus qui les représenteront au Parlement européen jusqu’en 2014.

Le Parlement européen est la seule institution de l’UE directement élue pour un mandat strictement européen.

Dans les 30 dernières années, depuis les premières élections de l’UE, le Parlement a vu ses pouvoirs sans cesse s’élargir, mais de nombreux citoyens considèrent encore ce scrutin comme une élection nationale de mi-mandat pour sanctionner les partis au gouvernement.

Enjeux

Le groupe PPE est crédité de 265 membres au Parlement européen, contre 184 pour les socialistes (S&D), selon le site du Parlement européen. Dans le Parlement européen sortant qui comptait 785 membres, l’ancien groupe PPE-DE comptait 284 eurodéputés, et le PSE 215.

Cette fois-ci, les conservateurs britanniques ont quitté le groupe PPE après que leur dirigeant, David Cameron, ait décidé de former un groupe politique séparé anti-Lisbonne (EurActiv 02/06/09). Malgré la perte de 29 eurodéputés britanniques, le PPE demeure largement le plus grand groupe dans le parlement de 736 sièges.

L’Alliance des Démocrates et Libéraux d’Europe (ADLE) a obtenu 84 sièges, en baisse par rapport aux 103 de la législature précédente. Le groupe Verts/Alliance libre européenne a gagné 55 eurodéputés, contre 42 précédemment.

Les groupe Indépendance/Démocratie qui comptait 24 membres, est remplacé dans le nouveau Parlement par le groupe Europe de la liberté et de la démocratie (extrême droite) (30 membres) (EurActiv 01/07/09 et 02/07/09).

L’Union pour l’Europe des nations (UEN) (44 membres) a disparu du nouveau Parlement. Un nouveau groupe a été cré: le Groupe des conservateurs et réformistes européens (55 membres) qui compte principalemen les 26 conservateurs britanniques (EurActiv 02/06/09) et 15 membres polonais de Droit et Justice (PiS) (EurActiv 23/06/09).

Le groupe confédéré Gauche unitaire européenne/Gauche vert nordique (GUE/NGL) tombe de 44 à 35 eurodéputés.

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Pour une image complète de la distribution des sièges par les Etats membres et les partis politiques, cliquez ici.

Succès du centre droit dans les « cinq grands »

Dans les cinq plus grands pays de l’UE –  Allemagne,  Royaume-Uni, France, Italie et Espagne – le PPE a fait de bons résultats. L’eurodéputé allemand Hartmut Nassauer, vice-président du PPE, a affirmé être satisfait des résultats dans son pays, où les conservateurs de la CDU ont obtenu 30,7 % (34 sièges) contre 20,8 % (23 sièges) pour son rival, le SPD.

C’est un bon signal pour le 27 septembre, a affirmé M. Nassauer, en référence aux élections nationales à venir dans son pays.

En France, l’UMP du président Nicolas Sarkozy a atteint 27,8 % (29 sièges) contre un pauvre 16,48 % (14 sièges) pour les socialistes, qui ont presque été dépassés par les Verts : Europe Ecologie a réuni 16,28 % des voix (14 sièges). L’eurodéputé français Joseph Daul, le président du groupe PPE, a affirmé que son groupe avait gagné parce qu’il avait parlé d’Europe et ne s’était pas perdu dans les polémiques comme leurs adversaires socialistes (EurActiv 07/06/09).

En Italie, le Parti de la liberté de M. Berlusconi (PdL) a atteint 35,26 % (29 sièges), contre 26,13 % pour son principal adversaire, le centre gauche PD (21 sièges).

En Pologne, la Plateforme civique au pouvoir a gagné 25 sièges (44,43 % des votes), 10 de plus que durant la précédente législature. En ajoutant les alliés du Parti des paysans (PSL), cela signifie que la Pologne aura 28 sièges dans le groupe PPE. Les conservateurs du parti PiS (Droit et Justice) du président Lech Kaczyński ont plutôt réussi leurs élections, avec 27,4 % des voix (15 sièges). Les socialistes ont perdu un siège, envoyant sept eurodéputés à l’Assemblée de l’UE alors qu’aucun candidat libéral, indépendant ou d’extrême droite ne concourait pour cette élection cette fois-ci (EurActiv 17/06/09).

Les électeurs sanctionnent les socialistes 

Dans d’autres pays, plusieurs partis au pouvoir ont subi des pertes importantes, et l’opposition a progressé. En Espagne, gouvernée par des socialistes, le Parti populaire de centre-droit a atteint 42,23 % (23 sièges) contre 38,51 % pour les socialistes du PSOE (21 sièges).

En Grèce, le parti Nouvelle démocratie au pouvoir (centre droit) a obtenu tout juste 32,29 % des voix contre 36,65 % pour le PASOK d’opposition. Tous deux ont obtenu huit sièges.

En Bulgarie, qui était toujours gouvernée en juin par une coalition à dominante socialiste (GERB et SDS-DSB), deux partis d’opposition, affiliés au PPE, ont obtenu un total de 32,31 % (six sièges), contre 18,5 % (quatre sièges) pour le socialiste BSP (EurActiv 06/07/09). Malgré des soupçons d’achat de vote (EurActiv 14/05/09) et de fraude, la Commission centrale bulgare des élections (CEC) a rejeté des demandes de recompte manuel des voix émises par la Coalition bleue (anciennement anti-communiste) et le parti Lider, selon Vihar Georgiev, qui écrit sur Blogactiv.

En Hongrie, un pays durement frappé par la crise économique, les socialistes au pouvoir ont perdu face à l’opposition FIDESZ-KDNP, qui a enregistré un remarquable 56,36 % (14 sièges), contre seulement 17,37 % pour le MSZP au pouvoir (quatre sièges). Le parti d’extrême droite Jobbik a fait un bon score, avec 14,77 % (trois sièges).

Les résultats de la gauche sont bien pires qu’attendus dans les urnes, écrit Dániel Antal sur Blogactiv. Le  parti socialiste, qui a reçu le plus de votes dans toutes les élections nationales depuis 1994 et était exclu du pouvoir par une coalition tripartite entre 1998 et 2002 a été battu dans de nombreux départements par Jobbik. Leur résultat va tôt ou tard saper le gouvernement minoritaire socialiste, très impopulaire, ajoute-t-il. 

En Belgique, les résultats ont reflété une profonde division de la vie politique belge et l’absence de tendances communes, selon Jean-Michel de Waele, un professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles (ULB) (EurActiv 08/06/09). En Flandre, les chrétiens démocrates sont en hausse, en coalition avec un petit groupe séparatiste, le N-VA (8,21 %), alors que leur homologue wallon, le CDH, a cédé du terrain. En Flandre, les libéraux s’en sont bien sortis mais ils se sont effondrés en Wallonie. La montée des Verts en Wallonie est remarquable, mais le parti équivalent en Flandre se contente de stagner, selon M. de Waele.

L’impact de l’extrême droite

L’extrême droite a gagné un soutien important dans certains Etats membres, en particulier aux Pays-Bas et en Autriche. Ainsi,  un nouveau groupe eurosceptique d'extrême droite - l'Europe de la liberté et de la démocratie (ELD) - s'est formé au Parlement européen le 1er juillet (EurActiv 01/07/09).

Le nouveau groupe consiste de partis nationaux fortement opposés à l'intégration européenne et aux politiques d'immigration, et qui sont favorables à la restitution du pouvoir aux nations souveraines.

Il provient du groupe Indépendance/Démocratie, qui avait été fondé après les élections de 2004.

La nouvelle formation parlementaire comporte 30 eurodéputés de 8 partis politiques nationaux, dont la plupart du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) avec 13 membres et Lega Nord (la Ligue du Nord) italienne avec 9 eurodéputés (EurActiv 20/07/09).

Aux Pays-Bas, le Parti de la liberté anti-immigration (PVV) est devenu la deuxième force politique du pays, avec 16,97 % des voix et quatre sièges (EurActiv 05/06/09).

En Autriche, le Parti de la liberté (précédemment mené par Jörg Haider) a réuni 12,71 % des voix (deux sièges), tandis qu’un autre parti d’extrême droite qu’il a créé, l’Alliance pour l’avenir, a attiré 4,58 % des électeurs, mais pas suffisamment pour obtenir un eurodéputé.

En Belgique, le parti anti-immigration Intérêt flamand (Vlaams Belang), qui défend l’indépendance de la Flandre, a obtenu 9,85 % (2 sièges), en baisse depuis les 11,6 % de voix obtenues il y a cinq ans.

En Bulgarie, les ultranationalistes d’Ataka ont atteint 11,96 %, moins que les 14,2 % des élections partielles de 2007. Leur parti enverra deux eurodéputés, un de moins que précédemment.

En  Roumanie , le parti Grande Roumanie (PRM) de l’ultranationaliste Cornel Vadim Tudor a atteint 8,65 % et obtenu trois sièges. Aux élections partielles de 2007 après l’adhésion de la Roumanie, il n’a obtenu que 4,15 %, échouant à envoyer un eurodéputé à Strasbourg (EurActiv 09/06/09).

Au  Royaume-Uni , le Parti national britannique (BNP) d’extrême droite a fait sa première entrée au Parlement européen, avec deux sièges. Le BNP a gagné ses sièges dans deux régions du nord de l’Angleterre aux dépens du parti travailliste du premier ministre Gordon Brown, qui a subi le contrecoup d’un scandale sur les notes de frais des responsables politiques (EurActiv 08/06/09).

Il n’y a pas vraiment eu de hausse dans le score du BNP, selon l’eurodéputé du Labour, Richard Corbett. M. Corbett a perdu son siège au profit du BNP, lors des élections (EurActiv 09/06/09). C’était un mouvement de baisse pour les principaux partis, en particulier le Labour, à cause du grand scandale qui les a aidé.

Le parti paneuropéen et anti-traité de Lisbonne « Libertas » a essuyé une défaite cuisante aux élections européennes, élisant un seul malheureux député dans l’ensemble des vingt-sept, sa tête de liste dans l’ouest de la France et eurodéputé actuel Philippe de Villiers. Le chef de file du parti et dirigeant, Declan Ganley, a échoué à se faire élire en Irlande (EurActiv 08/06/09).

Une participation faible,ne signifie pas un manque de légitimité pour le PE 

Malgré des craintes quant à un effondrement de la participation des électeurs, la participation à ces élections est restée stable, avec 43 % des électeurs se rendant aux urnes. Lors des élections de 2004, on comptait 45,47 % de participation.

Le meneur de l’Alliance des Démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), Graham Watson, a déclaré que la faible participation pouvait être interprétée de deux façons : soit les gens ne votent pas parce qu’ils sont parfaitement satisfaits, ou parce que quelque chose cloche.

Nous devons travailler pour une vraie politique de communication sur ce qui se déroule au niveau européen, donner à Euronews le statut de diffuseur public dans tous nos pays, et élire un pourcentage du Parlement européen sur une liste paneuropéenne. Cela pourrait nous aider à tenir un débat européen, plutôt qu’à nous aider à avoir 27 débats nationaux, a-t-il déclaré.

Je propose que tous les Européens votent le même jour afin de créer un espace public européen, a plaidé le commissaire français Jacques Barrot, se confiant à EurActiv. Ces élections sont trop fragmentés et seules les vues nationales comptent, a expliqué M. Barrot, en ajoutant que le projet européen est complexe et qu’il est nécessaire de familiariser les enfants avec ces données complexes dès l’école.

Sur l’effet qu’une participation faible pourrait avoir sur la légitimité du Parlement, le professeur Mario Telo, président de l’Institut d’études européennes à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), a déclaré qu’il n’est pas correct de parler d’un manque de légitimité. Une possible lecture pourrait en être que le système européen est si bien établi que mêmes les partis eurosceptiques veulent être représentés au Parlement européen, a-t-il affirmé.

La crise de participation peut être reprochée aux partis nationaux, qui n’ont pas fait leur travail d’explication de l’Europe et n’ont pas fait campagne sur les problèmes européens. On perçoit toujours l’Europe comme ennuyeuse et trop complexe, a poursuivi M. Telo, en ajoutant que les résultats de l’élection révèlent une crise de la démocratie nationale plutôt qu’au niveau européen. Dans les Etats membres, nous voyons de plus en plus un retour du populisme, malheureusement favorisé par des scandales politiques.

Un conseilleur supérieur en communication du Parlement européen a déclaré à EurActiv que la faible participation avait une fois de plus mis à jour l’échec des partis politiques nationaux à toucher les citoyens.

Le Parlement européen a lancé une campagne institutionnelle de sensibilisation, mais aucun parti politique n’a fait campagne sur des programmes européens, a fait remarquer l’officiel, en notant que pas un seul parti n’a mentionné que trois quarts de la législation nationale est produite à Bruxelles.

Peut-être plus de femmes, mais toujours de parité 

Une fois de plus, les femmes ne seront pas représentées de manière égale au nouveau Parlement européen, malgré d’abondantes discussions et une législation toute parée pour assurer la parité des sexes (EurActiv 11/06/09).

Même si le pourcentage de femmes au Parlement grandit à chaque élection, le nombre d'eurodéputées est loin de représenter la population de l'UE, qui est à 52 % féminine.

La répartition exacte hommes-femmes  ne sera connue qu’à la première session plénière de la nouvelle législature à Strasbourg le 14 juillet, mais les premières données montrent que la part d’eurodéputés féminines n’égalera pas celle de la population de l’UE : 52 % des Européens des Vingt-sept sont des femmes.

Lors de la législature 2004-2009, le Parlement européen était composé de 31 % de femmes et de 69 % d’hommes.

Cela n’est pas surprenant, en raison du glissement sensible vers la droite, a expliqué Cécile Gréboval, la directrice politique du Lobby européen des femmes (LEF), la plus grande organisation parapluie des groupes de femmes dans l’Union.

Réactions

Applaudissant leur victoire, le président du groupe PPE-DE, Joseph Daul, et le président du PPE, Wilfried Martens, ont déclaré que les citoyens européens avaient décidé de s’approprier la feuille de route proposée par le programme du PPE pour les cinq prochaines années. Le message que les citoyens européens veulent faire passer à leurs responsables politiques est clair comme de l’eau de roche : ils doivent retrouver l’ambition et la volonté politique, et la remettre au cœur de l’action européenne pour aborder les inquiétudes quotidiennes des citoyens et assurer la place de l’Europe dans le monde, ont dit les deux hommes dans un communiqué.

Ce nouveau mandat parlementaire sera décisif pour le Parlement européen. Avec de nouvelles et meilleures méthodes de travail, le renforcement du statut de colégislateur et –nous l’espérons aussi rapide que possible- l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le Parlement sera alors dans une position stratégique au cœur de la prise de décision européenne, ont affirmé ces dirigeants.

Le groupe parlementaire PPE aura une responsabilité particulière au Parlement au regard de sa position dans cette institution et de la taille des défis que nous affrontons à l’intérieur et à l’international, ont-ils ajouté.

Sur les raisons des mauvais résultats des socialistes, l’eurodéputé vert belge Philippe Lamberts a déclaré que les socialistes n’ont pas su tirer avantage des problèmes causés par l’idéologie prônée par les conservateurs, avec des idées telles que la déréglementation et les marchés libres. Ils n’ont pas pu articuler une vision claire, tandis que la vision des Verts était très claire : une nouvelle donne verte (Green New Deal) avec une croissance via les investissements verts et la transformation des styles de vie.

La crise économique a profondément affecté les électeurs, selon Graham Watson, le dirigeant anglais de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe. Je pense que nous avons tous la responsabilité au niveau européen de trouver des solutions à cette crise, a-t-il dit. Si nous tombons dans le nationalisme et le protectionnisme, nous sommes morts, a-t-il asséné.

Les socialistes ont perdu de nombreux sièges lors de ces élections, tandis que les libéraux démocrates maintenaient leur position et parvenaient même à renforcer légèrement leur position par rapport à la précédente assemblée, a-t-il conclu.

Commentant les résultats, le dirigeant du Groupe Socialiste Martin Schulz (Allemagne) a affirmé que certains jours l’on gagne, et d’autres l’on perd. Il aurait aimé des sièges supplémentaires, mais il leur faut accepter ce que leur donne l’électeur, a-t-il déclaré.

Nous continuerons à nous battre pour des politiques progressistes ; nous continuerons la lutte pour une Europe sociale, en développant notre programme, a-t-il ajouté. La présidente des Européens libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) Annemie Neyts a déclaré à EurActiv que le résultat signifiait que l’attitude des libéraux au Parlement était restée plus ou moins égale à ce qu’elle avait été avant le scrutin.

Il y a des pays où nous avons perdu des sièges, a-t-elle admis. En effet, certaines de nos délégations ont été purement et simplement balayées – L’Alliance des démocrates libres en Hongrie n’a pas atteint le seuil requis, a-t-elle remarqué.

Mais d’autres pays connaissent de meilleurs scores. Les libéraux néerlandais gagnent un siège, et en Allemagne le FDP a fait un bon en avant, a fait remarquer Mme Neyts.

Décrivant les résultats comme un succès, le président de l’ELDR a déclaré que c’était leur ambition, étant donnée qu’avec l’aggravation de la crise financière chacun pointait du doigt les libéraux, les accusant de tous les maux et leur infligeant une rude punition.

Donc, en réussissant à conserver le même nombre d’eurodéputés, on s’est plutôt bien débrouillé, a-t-elle conclu.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a qualifié le résultat du vote de victoire incontestable pour ces partis et ces candidats qui soutiennent le projet européen et veulent voir l’Union européenne donner des réponses politiques claires à leurs problèmes quotidiens. Les forces politiques qui s’attaquent constructivement à des défis politiques, et qui se sont impliqués avec la Commission de manière constructive durant la dernière législature, occupent la vaste majorité des sièges du prochain Parlement européen, a-t-il dit.

A partir d’aujourd’hui, l’Europe doit à ses électeurs de montrer une fois de plus qu’elle peut se montrer à la hauteur. Elle doit continuer à ouvrir la voie à travers la crise économique et financière. Elle doit faire tout son possible pour soutenir les personnes les plus vulnérables de la société, et spécialement ceux qui affrontent le chômage. Et l’Europe doit saisir l’opportunité de construire une nouvelle économie sociale de marché qui met en son centre une croissance intelligente et verte, afin de traiter le changement climatique de manière concluante, a poursuivi le président de la Commission.

La participation, comparée à celle de 2004, montre que ce n’est pas le moment de s’admirer dans le miroir. Les responsables politiques nationaux, dont les sujets de débat demeurent bien trop souvent purement nationaux, doivent se reconnaître plus systématiquement comme des acteurs à la fois nationaux et européens. La Commission poursuivra ses efforts pour mettre l’Union européenne au centre du débat politique dans tous les Etats membres, a-t-il dit.

En commentaire à l’échec relatif du centre gauche européen aux dernières élections, Jacki Davis, analyste de l’European Policy Centre, un think tank de Bruxelles, a déclaré que les résultats montrent la profonde division des forces de centre gauche en ce moment. Les gouvernements qui sont au pouvoir actuellement sont sanctionnés aux élections européennes.

Ce n’est pas une victoire du centre droit, mais plutôt une baisse du centre gauche, et un glissement des votes vers les partis extrémistes, selon Simon Hix, professeur à la London School of Economics, commentant auprès d’EurActiv les résultats (EurActiv 09/06/09). Presque partout, les partis traditionnels de centre droit ont adopté un agenda de sociaux démocrates, a affirmé M. Hix, ce qui signifie qu’ils sont maintenant en faveur des dépenses publiques en raison de la crise.

Dates clés

  • 4-7 Juin 2009: Elections du Parlement européen.
  • 14-16 Juillet 2009: Première session plénière à Strasbourg du nouveau Parlement européen. 

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