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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceRéunis hier (1er mars) à Bruxelles, les leaders européens ont refusé de soutenir l’idée d’un plan de relance de plusieurs milliards pour les Etats membres d’Europe centrale et orientale. Ils ont à la place choisi d’aider sur une base individuelle les économies en difficulté de la région.
La présidence tchèque de l’UE et la Commission européenne ont convoqué le sommet informel spécial du 1er mars pour discuter du protectionnisme et de la crise économique. Cette réunion intervient après que la France a adopté un plan d’aide à son industrie automobile, décision qui a soulevé des inquiétudes parmi les autres producteurs européens d’automobiles.
Samedi (28 février), la Commission européenne a donné son feu vert au plan français (EurActiv 01/03/09
).
Dans une tentative de lutter contre ce que les représentants de l’UE ont qualifié de campagne médiatique négative, qui a dépeint les économies d’Europe centrale et orientale comme étant en pleine débâcle, le Premier ministre tchèque et actuel président de l’UE, Mirek Topolánek, a relevé que les nouveaux Etats membres ne voulaient pas d’un plan de relance pour leur région.
Il a déclaré que la situation économique a mis en évidence le besoin de solidarité des ces pays, soulignant qu’ils assumaient toutefois les responsabilités. Il a souligné que l’UE ne laissera personne dans une situation difficile, insistant sur le fait que l’UE continuera de respecter les règles du marché intérieur.
La Hongrie a appelé à la création d’un fonds de 160 à 190 milliards pour les Etats d’Europe de l’Est afin de fournir des liquidités et de permettre le rééchelonnement de la dette. Ces Etats subissent actuellement leur pire récession économique depuis la Seconde Guerre Mondiale (EurActiv 01/03/09).
Au cours de cette réunion, les leaders européens se sont accordés sur le fait que l’Europe ne pouvait affronter la crise économique qu’en continuant d’agir de concert et de manière coordonnée dans le cadre du marché intérieur et de l’union économique et monétaire, peut-on lire dans la déclaration finale du sommet.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé que la situation était très différente dans chaque pays de l’UE et que l’aide devait par conséquent être attribuée au cas par cas. Elle a ajouté que cela n’aurait aucun sens de faire des suppositions générales sur la situation. Les commentaires cinglants et virulents émis par la chancelière avant le sommet auraient amenuisé les espoirs de voir l’UE proposer un plan unifié pour affronter la crise économique en Europe centrale et orientale.
La Pologne a fait écho à la position tranchée de Mme Merkel. Mikolaj Dowgielewicz, ministre polonais des Affaires européennes, a déclaré que chaque fois que des plans spécifiques avaient été évoqués pour l’Europe de l’Est, celle-là n’en avait pas besoin.
Il a ajouté que l’aide devait prendre en compte les véritables conditions du terrain, et non construire une barrière ou un nouveau mur entre les nouveaux et les anciens Etats membres.
L’UE portera toute son attention sur l’évolution économique et financière de tous ses Etats membres, a expliqué le président de la Commission, José Manuel Barroso. Il a ajouté que davantage sera fait, mais sur une base individuelle, afin de refléter les différentes situations.
L’idée d’une entrée accélérée des nouveaux Etats membres dans la zone euro n’est pas soutenue
Les leaders européens ne se sont pas attardés sur la question d’accélérer l’adhésion des nouveaux Etats membres à la zone euro afin d’aider à la relance de leurs économies. Ils ont indiqué que ceux qui voulaient adopter la monnaie unique devraient satisfaire aux critères d’adhésion.
Le président Barroso a reconnu le fait que l’euro était considéré comme un facteur de protection. Il a toutefois souligné qu’il revenait aux Etats membres de convenir d’un sommet sur l’euro. Il a déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce qu’un sommet de ce type soit tenu prochainement.
La priorité, selon Mme Merkel, c’est de se défaire de cette opinion publique selon laquelle on ne fait plus montre de solidarité dans l’UE. Elle a indiqué qu’en aucun cas, ils n’assoupliraient le Pacte de stabilité et de croissance, ni les critères de l’euro.
Le ministre polonais des Affaires étrangères, quant à lui, a accusé certains membres de l’eurozone. Nous ne demandons aucune condition spéciale pour la Pologne, a-t-il affirmé, soulignant que certains pays de l’eurozone ne remplissaient pas les critères relatifs à l’eurozone.
24,5 milliards d’euros demandés par les institutions financières internationales
Parallèlement, vendredi (27 février), des institutions financières majeures ont annoncé
un plan d’action conjoint pour soutenir le secteur bancaire en Europe centrale et orientale, ainsi que des prêts allant jusqu’à 24,5 milliards d’euros en 2009-2010.
Le président français, Nicolas Sarkozy, a minimisé les appels de la Hongrie à créer un fonds spécifique d’aide aux pays d’Europe de l’Est faisant face à des difficultés financières.
Il y a un risque d’une nouvelle division de l’Europe, a reconnu M. Sarkozy. Mais il a ajouté que les principes qui ont prédominé lors du sommet sont ceux de « solidarité » et de « responsabilité ». Selon ces principes, les Etats d’Europe de l’Est devraient être soutenus lorsqu’ils sont en difficulté, à charge pour eux de respecter une bonne gouvernance budgétaire.
Il a rappelé qu’un fonds de 25 milliards d’euros avait déjà été approuvé en décembre 2008 sous la présidence française de l’UE. Il est prévu que ce fonds soit débloqué lorsque des pays spécifiques ont besoin d’aide, et que les institutions financières internationales, telles que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), sont prêtes à intervenir en tant que de besoin.
Nous avons les éléments nécessaires pour faire face à la situation en Europe de l’Est, a indiqué le président français. Par rapport à la responsabilité, M. Sarkozy a rappelé que les pays d’Europe de l’Est doivent observer les « critères de convergence » avant de pouvoir adhérer à la zone euro. Mais il a indiqué qu’il ne fallait pas accélérer leur adhésion à la monnaie unique européenne. Je ne sais pas, nous verrons bien, a-t-il déclaré à ce propos.
Selon le Premier ministre lituanien, Andrius Kubilius, la Banque centrale européenne devrait élargir les facilités de crédit aux Etats membres de l’UE qui sont actuellement en dehors de la zone euro pour permettre la circulation du crédit. Quant à l’idée d’accélérer l’adhésion des Etats membres d’Europe de l’Est à la zone euro, il a indiqué que la Lituanie serait désireuse d’adopter l’euro le plus rapidement possible.
Interrogé sur la question de savoir s’il s’inquiétait du fait que les banques d’Europe de l’Ouest retiraient leur capital de Lituanie, il a indiqué que la Commission européenne et les ministres des Finances devraient examiner ce problème en détail.
Des sources diplomatiques lituanienne ont indiqué à EurActiv que la Lituanie espère rejoindre la zone euro en 2011, voire avant. Les taux d’inflation élevés de la Lituanie constituaient l’obstacle principal, mais ce risque s’estompe en conséquence indirecte de la crise financière. La monnaie lituanienne, la lita, est déjà indexée sur l’euro, et le pays a déjà conçu des euros lituaniens.
Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, a refusé tout commentaire sur les propos de diplomates allemands, cité par la presse, laissant entendre que l’Irlande aurait besoin d’une aide financière de la part de l’UE.
Il a affirmé que le bilan financier de l’Irlande est solide et que son pays est dans une position plus forte que celles de plusieurs autres pays. Toutefois, il a reconnu qu’un déficit considérable a résulté du déclin rapide des recettes fiscales. Nous avons soumis à la Commission européenne notre plan visant à stabiliser l’économie d’ici à 2013 et à prendre des décisions nécessaires pour se conformer aux lignes directrices du pacte de stabilité et de croissance, a-t-il indiqué, soulignant que la Commission l’a accepté.
Sergei Stanishev, Premier ministre bulgare, a rejeté l’argument selon lequel certains pays tentent de prendre un raccourci vers l’adhésion. La Bulgarie plaide pour une adhésion plus rapide, mais pas pour un raccourci vers la zone euro, a-t-il expliqué. La Bulgarie a rempli quatre des cinq critères d’adhésion à la zone euro, a-t-il fait remarqué, soulignant que l’inflation – actuellement à 7, 2 % - est le seul critère en souffrance.