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2 décembre 2009
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Le sommet doit discuter de l’importance du plan de relance de l’UE [FR][en][de

Publié: jeudi 11 décembre 2008   

La rencontre d’aujourd’hui à Bruxelles entre les dirigeants de l’UE devrait être marquée par des divisions sur le montant des contributions nationales à la proposition de plan de relance budgétaire visant à lutter contre la crise économique. C’est ce qu’indique le projet de conclusions du sommet consulté par EurActiv. 

Contexte:

Le 26 novembre, la Commission européenne a proposé un paquet de relance budgétaire se chiffrant environ à 1,5 % du PIB de l’UE, à savoir 200 milliards d’euros (EurActiv 27/11/08).

La plus grande partie des fonds sera dégagée des budgets nationaux : il a en effet été demandé aux pays européens de contribuer à hauteur de 170 milliards d’euros, à savoir 1,2 % du PIB de l’UE. Le reste – quelque 30 milliards, soit 0,3 % du PIB – proviendrait du budget propre de l’UE et de la Banque européenne d’investissement (BEI).

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Autres articles:

Le sommet, qui s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles, doit discuter du paquet de 200 milliards d’euros (environ 1,5 % du PIB de l’UE) proposé par la Commission européenne (EurActiv 27/11/08).

Mais les principales locomotives économiques de l’Union ont jusqu’ici affiché un appétit modéré à l’égard de l’objectif de 1,5 %. L’Allemagne en particulier a longtemps résisté aux appel à accroître les investissements, estimant que son plan de relance budgétaire existant de 32 milliards d’euros suffirait (EurActiv 3/12/08).

Le projet de conclusions du sommetword  donne un chiffre de 1,5 % entre parenthèses, indiquant que la taille finale du paquet sera négociée directement entre les dirigeants européens. 

Pendant ce temps, une étudePdf external du think tank économique Bruegel a fait état de divergences considérables entre les plans nationaux existants des 13 plus grands Etats membres de l’UE. Elle indique que selon les annonces actuelles, la relance budgétaire directe à l’échelle européenne atteint 0,6 % du PIB de l’UE d’ici la fin 2009. D’après Bruegel, ce chiffre se situe sensiblement au dessous de l’objectif de 1,5 % du PIB proposé par la Commission.

De leur côté, les dirigeants européens doivent se mettre d’accord sur la nature limitée du plan de relance européen. Les mesures destinées à soutenir la demande doivent viser à produire des effets immédiats, être limitées dans le temps et s’adresser aux secteurs les plus touchés (notamment l’industrie automobile et la construction), indique le projet de conclusions.

La contribution de l’UE également prise en compte

Mais alors que les contributions nationales au plan posent problème, les changements que la Commission souhaite apporter aux propres priorités budgétaires de l’UE suscitent eux aussi des réticences.

Mercredi, à la veille du sommet de l’UE, Bruxelles a proposé de réallouer davantage de fonds européens destinés à l’agriculture afin de soutenir des projets d’infrastructures dans les domaines de l’énergie et de l’Internet à large bande. Cette proposition retirerait les fonds européens de la rubrique deux du budget (préservation et gestion des ressources naturelles, notamment les paiements directs pour soutenir le secteur agricole) pour les réassigner à la rubrique 1A (compétitivité, croissance et emploi).

Présentant la proposition, la commissaire européenne au Budget Dalia Grybauskaitė a indiqué qu’il s’agissait de créer une économie plus compétitive et plus propre en dégageant une enveloppe de 5 milliards d’euros, dont l’Europe a fortement besoin,  pour renforcer les interconnexions énergétiques européennes, pour améliorer les infrastructures à large bande et pour aider à stimuler la relance économique dans l’UE. 

Mais les pays européens ne savent pas encore très bien comment la Commission a l’intention de dépenser l’argent. Selon des sources diplomatiques, un grand nombre de pays sont mécontents de la vague d’indications données par l’exécutif européen et souhaitent savoir dans quels projets sera investi l’argent, citant les exemples du gazoduc baltique et celui de Nabucco. D’autres Etats membres ont déclaré qu’ils préféreraient que l’argent soit utilisé pour développer des projets d’infrastructures dans le secteur des transports et pas uniquement dans les domaines de l’énergie et de l’Internet à large bande. 

Toutefois, les mêmes diplomates ont également admis que la Commission a fait preuve d’intelligence lorsqu’elle a proposé de déplacer les dépenses sur deux exercices budgétaires différents, ce qui signifie qu’il faudra une majorité qualifiée et non plus l’unanimité pour faire passer la proposition. Celle-ci a ainsi plus de chance d’être adoptée. Toutefois, les pays mécontents avec les plans sont suffisamment nombreux pour former une minorité de blocage. 

Positions:

Au cours d’une rencontre le 30 novembre à Madrid, les dirigeants du Parti socialiste européen (PSE) se sont mis d’accord sur le fait que l’ambition de protéger l’emploi et de promouvoir une croissance verte intelligente pourrait déterminer l’importance et la composition du plan de relance économique européen. 

Relevant le fait que le président américain élu Barack Obama prépare actuellement un plan de relance budgétaire ambitieux et que la Chine a annoncé un plan équivalent représentant 14 % de son PIB, les dirigeants socialistes ont indiqué que l’Europe pourrait être plus ambitieuse. L’Europe doit apporter sa contribution par le biais d’un plan de relance économique ambitieux, ont-ils indiqué. 

La CES, la Confédération européenne des syndicats, a envoyé un signal similaire, appelant à un plan d’urgence à court terme et à un nouvel accord vert. John Monks, le secrétaire général de la CES, a indiqué que l’économie est déjà en proie à la récession et que l’Europe est confrontée à la perspective d’une dépression économique prolongée. Nous ne pouvons pas nous permettre d’adopter une attitude attentiste, ni une réforme axée sur l’offre qui réduirait les droits et les salaires des travailleurs, a-t-il souligné. Selon lui, telles mesures entraîneraient une récession sociale ainsi qu’une catastrophe économique. 

Selon la CES, il faut un nouvel accord vert, des salaires justes et une justice distributive pour arrêter de fonder la croissance et les emplois sur la spéculation et sur les bulles du prix des actifs.  

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