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25 novembre 2009
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Turmes : le Parlement va bloquer le plan de relance de Barroso [FR][en][de

Publié: vendredi 13 mars 2009   

Le Parlement européen va majoritairement se mobiliser pour stopper le plan de relance de 5 milliards d’euros du président de la Commission José Manuel Barroso. C’est ce qu’a déclaré Claude Turmes, vice-président du groupe les Verts/Alliance libre européenne, à EurActiv, au cours d’un entretien.

M. Turmes s’est clairement prononcé contre la récente proposition de la Commission de réallouer cinq milliards d’euros de budget européen non dépensé, principalement pour des projets soutenant le secteur l’énergie (EurActiv 29/01/09). 

Il l’attaque sur deux fronts : d’une part, il estime qu’elle ne pourra pas jouer un rôle de plan de relance, dans la mesure où les projets prévus prendront beaucoup de temps à se mettre en place ; et d’autre part, dans la mesure où le plan initial a été « faussé » par l’Allemagne et le Royaume-Uni, les pays aux économies faibles, en particulier en Europe de l’Est, n’auront que des « cacahouètes ». 

L’eurodéputé estime que le Parlement européen, qui devrait codécider du projet de plan de relance après le sommet de printemps des chefs d’Etat et de gouvernement des 19 et 20 mars, « arrêtera M. Barroso et ses idées de plan de relance ». 

Il a indiqué être convaincu qu’une majorité se dégagera en faveur de l'amélioration du plan, relevant que les libéraux, les socialistes, les verts, ainsi qu’une partie du PPE, fait déjà pression en ce sens. Il a ajouté que les principaux eurodéputés PPE-DE des pays d’Europe de l’Est lui ont confié que le plan de relance était « scandaleux ». 

Les responsables politiques d’Europe de l’Est ont déjà critiqué le plan de relance sur différents points (EurActiv 04/02/09). 

M. Turmes a averti que l’UE ne se départirait pas de son principe historique de solidarité et a révélé ses propres idées sur la manière de dépenser les 3,5 milliards d’euros destinés à des projets dans le domaine de l’énergie et visant à stimuler les économies européennes en crise. 

« Le seul moyen de trouver un accord n’est pas d’utiliser les 3,5 milliards à titre de subventions, mais de transférer l’argent, ou au moins une grande partie de celui-ci, à la Banque européenne d’investissement, afin qu’il serve de garantie aux investissements, en particulier pour les économies qui paient leurs prêts plus cher. Si nous faisons cela, alors on ne parle plus de 3,5 milliards, dont très peu à destination des gouvernements d’Europe de l’Est, mais de 25 à 30 milliards, levés grâce à un placement judicieux du budget européen auprès de la BEI », a expliqué M. Turmes. 

A la question de savoir s’il chercherait à empêcher la réélection de M. Barroso en tant que président de la Commission, M. Turmes a indiqué clairement que ce n’était pas son but. 

« Il s’agit de deux questions qui ne sont pas vraiment liées. Mon intérêt est de faire quelque chose de sensé pour l’Europe. Je ne m’intéresse pas particulièrement à la question de savoir si ce dossier est lié à  la réélection de M.  Barroso », a indiqué M. Turmes.

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici

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