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10 novembre 2009
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La BCE augmente le taux d’emprunt malgré le ralentissement économique [FR][en][de

Publié: vendredi 4 juillet 2008   

La Banque centrale européenne a relevé son principal taux directeur actuel à 4,25%, une initiative largement attendue qui hisse l’échange de l’euro à un taux proche de son plus haut niveau comparé aux autres monnaies.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a déclaré que la décision d’augmenter le taux d’intérêt directeur d’un quart de point « a été prise pour éviter les effets de second tour » sur l’inflation, qui avait atteint un taux record au mois de mai dans les 15 pays de la zone euro (EurActiv 17/06/08). 

Cette hausse hisse le principal « taux de financement » de la BCE à son plus haut niveau depuis 2001. Le taux avait été augmenté pour la dernière fois en juin 2007, avant que la crise du crédit n’affecte les Etats-Unis, réduisant ainsi toute perspective de croissance en Europe et suscitant la crainte d’une récession économique mondiale.

Même si M. Trichet a admis que la décision de la BCE avait été prise malgré  « l’affaiblissement attendu de la croissance du PIB à la mi-2008 », il a déclaré que les fondamentaux économiques de la zone euro restent néanmoins « sains ».

Dans un communiquéexternal , M. Trichet a déclaré que la croissance de l’économie mondiale devrait résister, et bénéficier notamment de la croissance solide et continue des économies émergentes. Selon lui, cela devrait soutenir la demande extérieure de la zone euro.

Le peu d’attention que la BCE semble accorder pour contenir l’inflation est un sujet qui a déjà été longuement critiqué par Nicolas Sarkozy, le président français, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE pour une période de six mois depuis le 1er juillet. Selon lui, la BCE devrait également s’efforcer de maintenir les taux d’emprunt suffisamment bas pour stimuler les investissements, les exportations et la croissance économique.

Les industries européennes craignent également les répercussions de l’euro fort sur les exportations. Lors d’une conférence de presse hier, l’Association européenne des industries spatiales et de défense (ASD) a déclaré qu’elle prévoyait une réunion avec la BCE pour lui présenter les faits expliquant la façon dont le taux de change euro-dollar nuit à la compétitivité. D’après, le président d’ASD, Åke Svensson, en dépit des efforts visant à developer de nouvelles stratégies de production et à encourager une meilleure productivité, chaque dévaluation de 10 centimes du dollar américain contre l’euro entraîne une perte de marge bénéficiaire d’un milliard d’euros pour les grandes entreprises.

La CES, la Confédération européenne des syndicats, partage également ce point de vue. Elle a affirmé que la décision de la BCE est « incompréhensible » face au ralentissement économique actuel. « Resserrer la politique monétaire (…) revient à renforcer les facteurs de récession », a déclaré l’organisation, ajoutant que la décision de la BCE « étranglerait » l’économie de la zone euro et « ne permettra guère de faire face aux causes réelles de l’inflation » qui « est essentiellement importée du reste du monde, à travers des prix pétroliers élevés ».

En Allemagne, la plus grande économie de la zone euro, le ministre des Finances Peer Steinbrück, un social démocrate du parti SPD, a également critiqué la hausse anticipée du taux de la BCE. Dans un commentaire publié dans l’hebdomadaire Der Spiegel le 28 juin, il s’est dit inquiet que des taux plus élevés ne freinent encore la croissance économique en Allemagne.

Les commentaires inhabituels de M. Steinbrück ont néanmoins été rapidement rectifiés par Michael Glos, le ministre conservateur (CDU) de l’Economie, qui a défendu la décision de la Banque en rappelant le taux record de l’inflation en Europe.

En s’adressant au Financial Times vendredi 4 juillet, M. Steinbrück est revenu sur ses déclaration en affirmant qu’il respectait totalement la décision de la BCE. Il a déclaré que l’inflation aura de plus longues répercussions mondiales que la crise des marchés financiers.

D’après les chiffres de l’Eurostatexternal publiés en juin, la carburant pour les transports était 14% plus cher en mai 2008 que l’année précédente. Les prix du lait, des œufs et du fromage ont augmenté de près de 14% au cours des derniers 14 mois.

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