L'enquête menée auprès de 5314 personnes en Italie, en Allemagne, en France, en Espagne et au Royaume-Uni révèle que plus de la moitié des citoyens de la zone euro préféreraient retourner à leur ancienne monnaie nationale.
Selon le Financial Times, la Banque centrale européenne (BCE) serait fortement préoccupée par ces résultats. Elle considère que sa crédibilité publique et celle de l'euro sont essentielles pour gagner la confiance des citoyens, pour lutter contre l'inflation et pour augmenter la croissance économique.
Les récentes critiques au sujet de la BCE formulées par les deux principaux candidats à l'élection présidentielle en France, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, ont amplifié ces inquiétudes.
Cependant, ce sondage intervient alors que la croissance dans la zone euro est solide, notamment grâce à la meilleure performance économique de l'Allemagne. En effet, la majorité des Allemands, des Italiens et des Espagnols constatent un impact positif sur l'économie européenne dans son ensemble, ce qui montre que bien qu'ils ne voient pas d'avantages liés à la monnaie unique pour leur pays, ils considèrent qu'elle profite à d'autres pays. Les Français sont l'exception, puisqu'ils voient plus d'inconvénients que d'avantages pour la zone euro.
Enfin, la majorité des personnes interrogées sont d'accord avec l'idée que l'immigration a entraîné une baisse des salaires et moins d'un quart d'entre eux a un avis positif sur l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie cette année.



