Comparé au déséquilibre actuel de l’économie américaine, les fondamentaux de l’économie européenne restent solides et forts, a souligné le commissaire.
Il a ajouté que la balance des paiements courants était positive. Le niveau de l’épargne est suffisant pour financer les investissements. La situation fiscale a été nettement améliorée. En outre, nous n’avons pas de crédits hypothécaires à risque dans notre système financier.
Interrogé sur la récente crise sur les marchés mondiaux, le commissaire considère que l’Europe est bien préparée pour surmonter cette situation, même si elle ne peut ignorer le risque que ses taux de croissance soient affectés par cette crise.
M. Almunia a affirme que la principale raison à ces turbulences était le risque de récession aux Etats-Unis. Ses commentaires interviennent suite à l’annonce de la Réserve fédérale d’abaisser ses taux directeurs de 0,75 points de pourcentage, soit la plus forte baisse depuis 1984.
D’importants déséquilibres se sont développés au fil des années dans l’économie américaine, avec un grand déficit de la balance des paiements courants et un manque d’épargne, a expliqué Joaquin Almunia, ajoutant que ces déséquilibres sont la cause première des turbulences actuelles. Selon lui, ce n’est pas la seule raison, mais c’est la cause principale.
La chancelière Angela Merkel a exhorté les investisseurs à ne pas paniquer face à la chute des bourses cette semaine et a mis en garde les citoyens contre des décisions hâtives, déclarant lors d’un entretien à la radio qu’il n’y avait aucun signe de récession en Allemagne.
Commentant l’initiative de la Fed, le ministre italien des Finances Tommaso Padoa-Schioppa n’estime pas que les événements des dernières 24 heures changent fondamentalement les choses. D’importants déséquilibres sont en cours de correction.
Jürgen Stark, membre du Directoire de la BCE, responsable de l’analyse économique, a mis en garde contre la peur et la panique dans un entretien avec l’hebdomadaire allemand Die Zeit. Il a ajouté que la croissance de la zone euro pouvait rester en ligne avec sa tendance à long terme.
D’autres, comme Marco Annunziata, chef économiste d'Unicredit, une banque italienne, s’attendaient à une réaction de la part de la BCE. M. Annunziata a en effet déclaré au Financial Times que la pression pour un recalibrage prudent et opportun de leur discours avait nettement augmenté. Il y a tout juste deux semaines, le président de la BCE Jean-Claude Trichet a publié un avis selon lequel des hausses préventives des taux d’intérêt étaient possibles afin de réduire les menaces inflationnistes provoquées par des accords salariaux élevés.



