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2 décembre 2009
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Entretien : le rôle mondial de l'euro "pourrait devenir plus important" [FR][en][de

Publié: mardi 4 mars 2008   

Dans un entretien accordé à EurActiv Slovaquie, David Cobham, professeur d'économie à l'Université Heriot-Watt à Edimbourg, prévoit que l'euro jouera un rôle de plus en plus important dans les marchés internationaux, dans la mesure où les difficultés du dollar se feront sentir sur le long terme.

Parallèlement, « il n’est pas question » que l’adhésion à la zone euro protège des petits pays comme la Slovaquie des crises financières internationales, a-t-il déclaré.

Ses commentaires surviennent au moment où les ministres européens des Finances se réunissent le 4 mars à Bruxelles, afin d’évaluer les programmes de stabilité et de convergence économiques des nouveaux Etats membres de l’Union.

« L’euro représente aujourd’hui davantage que la somme des parties qui le crée » et « il va probablement devenir plus fort, en particulier dans la mesure où le dollar est confronté à des difficultés qui pourraient avoir des répercussions sur le long terme », a déclaré le professeur Cobham. « L’aspect essentiel est que si la zone euro est une grande union monétaire, c’est un domaine dans lequel les relations monétaires sont stabilisées, ce qui encourage le commerce, l’investissement et la croissance », a-t-il ajouté.

Même s’il admet que les nouveaux pays européens devront payer pour leur adhésion à la zone euro « avec des pertes en terme de souplesse », M. Cobham a insisté sur le fait que la souplesse pour un pays comme la Slovaquie ne devrait pas devenir un problème sérieux ».

Il ne pense pas que le fait que certains des nouveaux Etats membres aient besoin d’ « un peu plus de temps » pour se préparer à adopter la monnaie unique soit un point négatif, mais il admet que « s’ils ne sont pas capables d’y entrer dans les dix prochaines années », alors « cela représentera un sérieux manque de volonté ».

En rejetant les suggestions selon lesquelles la « convergence réelle» devrait faire partie des critères d’adhésion à la zone euro, M. Cobham affirme que « d’une certaine manière, les pays plus faibles en terme de convergence réelle tendent à tirer meilleur parti de leur entrée dans l’union monétaire ». De plus, il ne pense pas que les relations commerciales de la Slovaquie avec des pays non membre de la zone euro comme la Hongrie, la Pologne ou la République tchèque, seraient détériorées si le pays devenait le premier de la région à adopter la monnaie unique, étant donné que « tous ces pays effectuent de nombreux échanges commerciaux avec la zone euro ».

Il souligne les « profits importants » effectués par le Portugal – « qui était confronté à toutes sortes de problèmes structurels » et à un niveau moyen des revenus plus faible que d’autres pays au moment de son adhésion – sont un exemple positif de ce que la Slovaquie et les autres pays d’Europe centrale pourraient vivre en adoptant la monnaie unique.

En ce qui concerne les « vieux » Etats membres, M. Cobham estime que les décisions du Royaume-Uni, du Danemark et de la Suède, qui ont jusqu’ici souhaité rester en dehors de la zone euro, sont « hautement politiques ». Néanmoins, il insiste sur le fait qu’il existe également une explication économique à la réticence du Royaume-Uni, liée à la surévaluation de la livre sterling pendant 10 ans. 

Enfin, le professeur rejette les suggestions selon lesquelles la position du secteur britannique des services financiers influence la décision du pays de rester hors de la zone euro. Il affirme que « la ville de Londres n’est pas particulièrement anti-euro » et qu’elle appartient en effet « déjà à une sorte de zone euro dans la mesure où une quantité considérable de l’activité sur place est en euros ».

 

Pour lire l'entretien de M. Cobham dans son intégralité, cliquez ici.external