Sections
Mini Sections
Les leaders mondiaux vont s’engager pour la première fois à réguler les principaux fonds spéculatifs et à instituer un conseil de surveillance du système financier mondial, selon le projet de conclusions publié par le G20.
Le projet, que s’est procuré Reuters auprès d’une délégation de représentants au G20, mentionne également le fait que les leaders appelleront à la coopération sur les politiques économiques pour restaurer la croissance globale et s’abstenir de toute dévaluation concurrentielle des monnaies.
Les leaders des plus importants pays industrialisés et économies émergentes doivent finaliser leurs projets de relance de la croissance et de stabilisation du système financier lors du sommet de Londres, qui a lieu aujourd’hui (2 avril).
En revanche, n’apparaît pas dans le projet de déclaration forte sur les paradis fiscaux, ardemment demandée par la France et l’Allemagne.
Le projet de document promet un renforcement du rôle du Fonds monétaire international, lui conférant plus de responsabilités quant à la surveillance de l’économie mondiale, et quant à l’assurance que d’autres crises ne se produiront plus à l’avenir.
De nouvelles ressources devraient être mises à la disposition du renforcement du FMI, et ses droits quasi-monétaires de tirage spéciaux devraient être étendus.
Cependant, aucun chiffre n’est précisé dans le projet. L’ébauche d’une nouvelle architecture financière mondiale y apparaît toutefois, ainsi que dans le remplacement du Forum sur la stabilité financière par un Conseil de surveillance financière, lequel devrait travailler avec le FMI au contrôle du système économique et financier mondial.
Le chef du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a déclaré au cours d’un entretien que l’expérience du Fonds de 122 crises financières montre que la relance ne commence jamais avant que le secteur bancaire n’ait été remis en ordre.
Il a déclaré que les Etats-Unis avaient raison d’insister sur la relance, autant que l’UE d’insister sur la régulation, mais que toutefois, aucun des deux n’agissait suffisamment sur le sauvetage des banques, faisant référence au projet du secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, sur les actifs toxiques.
Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a exclu hier (1er avril) tout projet de résolution sur le secteur bancaire, dans la mesure où cela coûterait 200 milliards d’euros aux contribuables, ce qui n’est pas politiquement acceptable.
Le projet de conclusions s’engage sur cinq points : restaurer la croissance et l’emploi, ainsi que les banques et le prêt, renforcer les institutions financières mondiales afin de gérer la crise et en éviter d’autres à l’avenir, promouvoir le commerce mondial, et construire une relance durable.
En agissant ensemble pour concrétiser ces engagements, nous sortirons l’économie mondiale de la récession et nous éviterons d’autres crises à l’avenir, selon le projet.
(EurActiv avec Reuters. Ce texte a été traduit de l’anglais par EurActiv.)