M. Sarkozy s'est exprimé après sa rencontre avec le premier ministre grec George Papandreou, qui cherche à obtenir des promesses de soutien de la part des capitales européennes pour rassurer les marchés et abaisser les coûts d'emprunt élevés auxquels fait face le pays endetté.
Si la Grèce a besoin d'aide, nous serons présents, a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe.
Les principaux acteurs de la scène européenne ont décidé de faire tout ce qui est nécessaire pour s'assurer que la Grèce ne soit pas isolée, a-t-il ajouté, refusant de donner des détails précis sur un plan d'aide mais mettant en avant que sa ministre des Finances élaborait des mesures.
Christine Lagarde, en tandem avec ses collègues de la zone euro et d'Europe, travaille sur un certain nombre de mesures précises au cas où la Grèce en aurait besoin, a-t-il dit.
M. Papandreou a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker vendredi. Il espérait recevoir des détails sur un possible paquet d'aide et a déclaré dimanche aux journalistes qu'il avait vu les grandes lignes de ce plan.
Après mes entretiens, des voies plus précises commencent à émerger sur la manière de gérer les problèmes d'emprunt, a-t-il dit aux journalistes. Il devait s'envoler vers Washington dans la journée de dimanche pour rencontrer les dirigeants américains.
M. Sarkozy s'est entretenu avec Mme Merkel plus tôt par téléphone et a déclaré que la France, l'Allemagne et la Grèce étaient prêtes à prendre des mesures concertées contre les attaques spéculatives dont souffre la Grèce.
M. Sarkozy a convenu que les spéculateurs augmentaient artificiellement le coût d'emprunt pour la Grèce et qu'ils devaient être remis sur le droit chemin.
Ce problème pourrait toucher plein de pays si nous ne trouvons pas une réponse collective, a-t-il expliqué.
Des moyens concrets et précis existent pour combattre les spéculateurs que nous ne communiquerons pas ce soir mais qui au moment donné montreront que la Grèce n'est pas juste soutenue politiquement, mais également dans tous les aspects de toutes requêtes éventuelles.
Vers un FMI européen
D'autre part, le ministre allemand des Finances Wolfang Schaeuble a déclaré dans un entretien paru samedi (6 mars) qu'il prévoyait de faire bientôt des propositions sur une nouvelle institution européenne qui aiderait à assurer la stabilité de la zone euro.
Nous ne prévoyons pas de mettre en place une institution qui soit en concurrence avec le FMI mais, du point de vue de la structure interne de la zone euro, nous avons besoin d'une institution qui combine l'expérience du FMI et les mêmes pouvoirs exécutifs, a affirmé M. Schaeuble au Welt am Sonntag. Je ferais bientôt des propositions, a-t-il dit.
M. Schaeuble a déclaré qu'il favorisait une plus grande coordination de la politique économique de l'UE et qu'il travaillait avec l'UE et ses partenaires du G20 pour déboucher sur une transparence améliorée des contrats d'échange sur le défaut de crédit.
Nous ne pouvons pas permettre que notre monnaie commune devienne un jouet pour les spéculateurs internationaux, a-t-il dit.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EurActiv.)




