EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

L'aide de la zone euro pour la Grèce imminente ?

Publié 08 mars 2010 - Mis à jour 09 mars 2010
Étiquettes
eurozone Greece
Version imprimableEnvoyer à un ami

Le président français Nicolas Sarkozy a promis dimanche (7 mars) que les pays de la zone euro aideraient la Grèce si ses problèmes financiers s'aggravaient. Pendant ce temps, le ministre des finances allemand Wolfgang Schaeuble a déclaré qu'il projetait prochainement defaire des propositions sur une nouvelle institution européenne qui aiderait à assurer la stabilité de la zone euro.

M. Sarkozy s'est exprimé après sa rencontre avec le premier ministre grec George Papandreou, qui cherche à obtenir des promesses de soutien de la part des capitales européennes pour rassurer les marchés et abaisser les coûts d'emprunt élevés auxquels fait face le pays endetté.

Si la Grèce a besoin d'aide, nous serons présents, a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe.

Les principaux acteurs de la scène européenne ont décidé de faire tout ce qui est nécessaire pour s'assurer que la Grèce ne soit pas isolée, a-t-il ajouté, refusant de donner des détails précis sur un plan d'aide mais mettant en avant que sa ministre des Finances élaborait des mesures.

Christine Lagarde, en tandem avec ses collègues de la zone euro et d'Europe, travaille sur un certain nombre de mesures précises au cas où la Grèce en aurait besoin, a-t-il dit.

M. Papandreou a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker vendredi. Il espérait recevoir des détails sur un possible paquet d'aide et a déclaré dimanche aux journalistes qu'il avait vu les grandes lignes de ce plan.

Après mes entretiens, des voies plus précises commencent à émerger sur la manière de gérer les problèmes d'emprunt, a-t-il dit aux journalistes. Il devait s'envoler vers Washington dans la journée de dimanche pour rencontrer les dirigeants américains.

M. Sarkozy s'est entretenu avec Mme Merkel plus tôt par téléphone et a déclaré que la France, l'Allemagne et la Grèce étaient prêtes à prendre des mesures concertées contre les attaques spéculatives dont souffre la Grèce.

M. Sarkozy a convenu que les spéculateurs augmentaient artificiellement le coût d'emprunt pour la Grèce et qu'ils devaient être remis sur le droit chemin.

Ce problème pourrait toucher plein de pays si nous ne trouvons pas une réponse collective, a-t-il expliqué.

Des moyens concrets et précis existent pour combattre les spéculateurs que nous ne communiquerons pas ce soir mais qui au moment donné montreront que la Grèce n'est pas juste soutenue politiquement, mais également dans tous les aspects de toutes requêtes éventuelles.

Vers un FMI européen

D'autre part, le ministre allemand des Finances Wolfang Schaeuble a déclaré dans un entretien paru samedi (6 mars) qu'il prévoyait de faire bientôt des propositions sur une nouvelle institution européenne qui aiderait à assurer la stabilité de la zone euro.

Nous ne prévoyons pas de mettre en place une institution qui soit en concurrence avec le FMI mais, du point de vue de la structure interne de la zone euro, nous avons besoin d'une institution qui combine l'expérience du FMI et les mêmes pouvoirs exécutifs, a affirmé M. Schaeuble au Welt am Sonntag. Je ferais bientôt des propositions, a-t-il dit.

M. Schaeuble a déclaré qu'il favorisait une plus grande coordination de la politique économique de l'UE et qu'il travaillait avec l'UE et ses partenaires du G20 pour déboucher sur une transparence améliorée des contrats d'échange sur le défaut de crédit.

Nous ne pouvons pas permettre que notre monnaie commune devienne un jouet pour les spéculateurs internationaux, a-t-il dit.

(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EurActiv.)

Réactions : 

Dans une lettre ouverte au président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le parti des socialistes européens (PSE) a appelé à la mise en place d'un mécanisme de gestion des crises de long terme afin de mettre un terme à l'instabilité actuelle de la zone euro.

Ce mécanisme européen pour la stabilité financière serait constitué d'un fonds fiduciaire établi par les Etats membres appartenant à la zone euro, qui pourrait emprunter de l'argent aux marchés. Le fonds peut ainsi fournir un prêt conditionnel aux Etats membres qui font face à des difficultés dans l'accès aux financements à un prix juste en raison des pressions spéculatives, selon une déclaration du PSE.

Le fonds serait établi sur la base de l'article 122 du traité de Lisbonne et n'impliquerait aucun transfert de fonds des Etats membres vers l'un de leurs partenaires, a déclaré le PSE, soulignant que le mécanisme entend seulement s'assurer que les attaques spéculatives sur les dettes souveraines dans la zone euro appartiendront au passé.

Contexte : 

La Grèce est assise sur une montagne de dettes, qui devrait monter à 290 milliards d'euros cette année. Au même moment, Athènes a un déficit budgétaire représentant 12,7 % de son PIB, soit plus de quatre fois la limite européenne.

Le coût des échéances de remboursement de cette dette a augmenté, portant atteinte à l'euro et déclenchant des spéculations sur un éventuel plan de renflouage (EurActiv 04/02/10).

En février, la Commission européenne a accepté le plan grec de réduction des déficits en dessous du plafond de 3 % du PIB d'ici 2012, tout en insistant sur le besoin de mesures de surveillance sévères pour s'assurer que le plan est mis en œuvre de manière effective (EurActiv 03/02/10).

Les dirigeants européens ont cherché à rassurer la Grèce avec des mots de réconfort lors d'un sommet le 11 février mais ils ne sont pas parvenus à mettre sur la table des propositions concrètes pour aider le pays, citant des raisons stratégiques (EurActiv 11/02/10).

Le 3 mars, la Grèce a dévoilé un programme d'austérité draconien de 4,8 milliards d'euros qui cible les fonctionnaires et les riches et l'Eglise afin d'obtenir l'aide de l'Europe pour combattre son écrasante charge de la dette (EurActiv 04/03/10).

A lire aussi

More in this section

Publicité