Dans ses prévisions provisoires, la Commission européenne a déclaré que l’économie de l’eurozone se contracterait de 4 % cette année, malgré un probable retour de la croissance ce trimestre en partie grâce aux stimulus fiscaux et monétaires.
Dans se dernières prévisions économiques, le Commission prédisait que l’économie allait croître de 0,2 % entre juillet et septembre et de 0,1 % au dernier trimestre de l’année.
Dans le même temps, le bras statistique de l’EU, Eurostat, a affirmé que la production industrielle dans l’eurozone a chuté de 0,3 % en juillet, en baisse de 15,9 % par rapport à juillet 2008.
L’économie de l’UE semble être arrivée à un tournant, selon les prévisions provisoires de la Commission, qui s’attarde sur les sept économies les plus importantes de l’UE – Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas, Royaume-Uni et Pologne, qui représentent 80 % du PIB de l’Union.
Le commissaire aux Affaires monétaires Joaquin Almunia a estimé que les prévisions, en amélioration, étaient principalement le résultat des sommes de liquidités sans précédent injectées dans l’économie par les banques centrales et les autorité publiques. Il a par ailleurs fait savoir ses inquiétudes sur de futures pertes d’emploi.
L’impact de cette crise sur la marché du travail est en décalage de deux ou trois trimestres, a-t-il dit.
Selon les économistes, un déclin plus important de la production industrielle de l’eurozone en juillet montre que, bien que l’économie dans son ensemble a probablement retrouvé le chemin de la croissance lors du troisième trimestre, la reprise reste malgré tout assez faible.
La chute de 0,5 % du taux d’emploi dans l’eurozone au second trimestre, après une baisse de 0,7 % au premier trimestre, confirme que le marché du travail reste dans un état fragile. Cela suggère que la hausse de 0,2 % constatée le trimestre dernier dans les dépenses des ménages ne devrait pas marquer le début d’une reprise robuste chez les consommateurs, a expliqué Ben May de Capital Economics.
Les plans de relance sortent l’économie de la récession
A la surprise générale, la France et l’Allemagne ont émergé de la récession de la récession le trimestre dernier, mais des doutes subsistent quant à savoir si cette reprise n’a pour seule origine que l’énorme augmentation de la demande du secteur public, qui devra un jour ou l’autre être mise en sommeil afin de ramener les budgets sous contrôle.
M. Almunia a déclaré que les stimuli fiscaux devraient être conservés en 2009 et 2010, mais que l’eurozone et l’UE devrait réfléchir à une stratégie de sortie, avec des déficits qui devraient être plus importants que prévu dans l’Union.
La Commission a affirmé que l’économie allemande, la plus importante de l’UE et souvent considérée comme son moteur, devrait se contracter de 5,1 % cette année, un chiffre meilleur par rapport au 5,4 % prévue n mai. En France, la croissance devrait être à -2,1 %, contre les -3,0 % prévu en mai.
La Pologne, qui ne fait pas partie de l’eurozone, devrait être l’un des rares pays européens à voir son économie enregistrer une croissance positive en 2009, de 1 %, comparé à ce qui avait été précédemment prévu, c'est-à-dire une contraction de 1,4 %.
L’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas devraient connaître une contraction plus importante que ce qui était prévu, bien que l’économie britannique retrouvera la croissance au troisième trimestre.
Diminution des risques de déflation
L’inflation de l’eurozone en 2009 sera de 0,4 %, selon la Commission. L’augmentation des prix continuera, cependant, à rester sous l’objectif de la Banque centrale européenne de 2 %.
La Commission a dit qu’alors que les risques d’inflation sont équilibrés de manière générale, le risque de déflation a diminué à cause de l’augmentation des prix des denrées.
Au début du mois, la BCE a également prévu une plus petite contraction de la zone euro et une inflation plus importante.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv)



