EurActiv Logo
 
5 septembre 2008
Breaking News:

Les taux d'intérêt atteignent leur niveau le plus élevé depuis cinq ans [FR][en

Publié: vendredi 9 mars 2007   

Le 8 mars 2007, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé les taux d'intérêt à 3,75% et a indiqué que de futures hausses allaient probablement avoir lieu en raison du taux de croissance et de l'inflation dans la zone euro.

Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a déclaré que les conditions de croissance étaient favorables et que la Banque prendrait des mesures contre les pressions inflationnistes. 

"Notre politique monétaire continue d'être du côté de l'accompagnement, avec des taux d'intérêt directeurs de la BCE modérés, une croissance vigoureuse de l'argent et du crédit et de la liquidité ample dans la zone euro," a déclaré M. Trichet. 

Le président de la BCE a ajouté que la BCE aurait une approche flexible : "Si je préparais le marché à ce que nous soyons restrictifs, je l'aurais dit. Je n'ai pas dit ça." Par ailleurs, il a laissé la porte ouverte à de nouveaux relèvements des taux : "Je n'ai pas dit que nous avions atteint un plafond, point à la ligne."

Les analystes du marché ont interprété ces déclarations comme un signe que les taux de la BCE pourraient atteindre 4%, voire au-delà étant données la forte croissance et l'inflation prévues pour l'année prochaine. 

Eurochambres, l'association des chambres de commerce et d'industrie en Europe, a déploré la hausse des taux, craignant qu'elle ait un impact négatif sur la croissance et la création d'emploi dans l'UE. Le président d'Eurochambres, Pierre Simon, a déclaré : "La décision attendue de la BCE de relever une fois de plus ses taux, qui sont désormais à leur niveau le plus haut depuis septembre 2001, ne risque pas d'aider les entreprises européennes... Nous appelons de nouveau la BCE à se préoccuper également de la croissance et de l'emploi. La reprise économique actuelle doit être maintenue."

La BCE prévoit une croissance dans la zone euro de 2,5% cette année et de 2,4% pour 2008 après la croissance solide enregistrée au dernier trimestre 2006 et la baisse des prix du pétrole, des chiffres révisés à la hausse par rapport aux 2,2% et 2,3% prévus initialement. L'inflation prévue dans la zone euro serait de 2% (contre 1,9% au départ). 

Liens

Advertising
Advertising