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25 novembre 2009
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L’UE songe à une stratégie de sortie, mais pas pour tout de suite [FR][en][de

Publié: vendredi 2 octobre 2009   

Hier (1er octobre), l’UE a présenté un projet de stratégie de sortie de crise coordonnée des paquets de relance dépensier qui ont consolidé les économies européennes en péril, mais a échoué à se mettre d’accord sur une date pour sa mise en oeuvre.

Contexte:

Pour combattre la tempête économique sans précédent, les gouvernements du monde entier ont dépensé des trillions de dollars dans des paquets de relance afin d’endiguer la récession, déclenchant un débat sur la manière de retirer ce soutien le moment venu. 

Retirer les mesures de relance trop tôt pourrait entraîner une rechute des économies, alors que les laisser en place trop longtemps pourrait déboucher sur des pressions inflationnistes. C’est pourquoi le besoin de stratégies de sorties coordonnées se trouvait en haut de l’agenda lors du sommet du G20 à Pittsburgh les 24 et 25 septembre.

Le communiquéexternal final du sommet a atteint des accords larges concernant les stratégies de sortie, les déséquilibres commerciaux mondiaux, la régulation des marchés financiers et la représentation des économies émergentes dans le bureau exécutif du Fonds monétaire international. 

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Les principaux principes de l’accord consistent en quatre piliers qui seront, selon Joaquín Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, en accord avec le  cadre convenu lors du sommet du G20 de la semaine dernière, à Pittsburgh. 

La stratégie de sortie de l’UE consisterait, en gros, en un retrait « approprié dans le temps  » des stimulants et des mesures de  consolidation structurelles et fiscales de 0,5 % par an ou moins, ainsi que des réformes du marché du travail, ce qui encouragerait l’investissement à long terme et renforcerait les cadres budgétaires nationaux, a affirmé hier le ministre suédois des Finances, Anders Borg, au cours d’une réunion informelle des ministres européens des Finances à Göteborg. 

Le timing de mise en œuvre de la stratégie de sortie est, selon MM. Almunia et Borg, à la discrétion de chaque gouvernement national. Certains pays, comme l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne, ont déjà commencé à réduire les dépenses publiques, dont certains observateurs disent que cela n’a rien à voir avec une stratégie de sortie coordonnée (EurActiv 17/09/09).

Cependant, M. Borg a déclaré que les accords atteints correspondaient à ceux exprimés par le ministre anglais des Finances, Alistair Darling, lors des discussions d’hier. 

Une sortie avant 2011 encore incertaine

La Commission européenne cherche à fixer une date pour les stratégies de sortie avant 2011, étant donnée que ses dernières prévisions montrent un retour à une croissance positive. Notre objectif est la stabilité des prix à moyen terme, a affirmé M. Almunia. 

L’indicateur actuel de croissance potentielle est aux environs d’ 1 %, mais sera davantage affiné lorsque les Etats membres auront fourni plus d’informations pour la prévision 2010-2011 du mois prochain de la Commission, a souligné M. Almunia. 

Selon le commissaire, la relance sera détectable quand les estimations de croissance correspondront aux attentes de croissance sans l’aide des mesures d’incitation mais alimentées par les facteurs habituels, comme la demande issue de la consommation et de l’investissement. 

Les observateurs restent sceptiques sur le déroulement de ce scénario, étant donné que certains pays semblent suivre leur propre agenda économique. M. Borg a affirmé qu’il n’y avait pas de désaccord ou de débat sur la question du timing, et a affirmé qu’il avait préparé un « large langage commun ». 

Les discussions prévues en décembre devraient clarifier les détails et le timing des stratégies de sortie, a dit le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

L’emploi, pièce maîtresse des réformes structurelles 

M. Almunia a affirmé qu’il avait aussi demandé aux ministres de s’assurer que leurs prochaines décisions synchroniseraient les réformes structurelles et la politique fiscale. 

Sur les réformes structurelles, il a souligné que les circonstances d’amélioration de l’emploi dans les pays de l’UE devaient être améliorées. 

D’une part, l’amélioration des structures de formation et de recherche d’emploi et d’autre part un mécanisme pour éviter les programmes de préretraite et les limites sur l’âge de la retraite sont deux mesures mentionnées par le commissaire. Nous devons multiplier les possibilités de garder au travail les plus de 55 ans, a-t-il ajouté. 

Neuf pays de plus en infraction au Pacte de stabilité et de croissance

Vingt des 27 pays de l’UE – y compris 13 dans la zone euro – sont désormais  au-delà du seuil de déficit de l’eurozone de 3 % fixé par le Pacte de stabilité et de croissance.

Le Pacte, conçu sous le traité de Maastricht de 1992, permet à la Commission et au Conseil de surveiller la santé fiscale des Etats membres qui ont adopté l’euro. 

M. Almunia a répété que le pacte était en grande partie intact et que sa crédibilité ne serait en danger que s’il n’était pas mis en oeuvre. 

Le Pacte doit être appliqué de manière flexible, a ajouté M. Juncker, soulignant qu’en des temps de croissance molle, on peut être moins rigoureux dans l’application des conditions  budgétaires du Pacte de stabilité et de croissance. 

En accord avec termes du Pacte, onze procédures de déficit excessif sont actuellement en cours contre les Etats membres. M. Almunia a confirmé que la Commission discuterait des rapports sur neuf pays qui crèvent le plafond de déficit défini dans le Pacte. 

En juillet, l’Allemagne, dont les déficits prévus grimperaient à environ 6 % du PIB en 2010, a affecté une somme record de 86 milliards d’euros en nouveaux emprunts nets pour l’année prochaine. L’UE lancera des poursuites disciplinaires contre le pays en octobre, a affirmé jeudi un diplomate de l’UE. 

Le gouvernement français se prépare aussi à augmenter son déficit jusqu’à 8,5 % en 2010 (contre 8,2 % cette année) et à reporter un budget en équilibre jusqu’à 2015. Les élections régionales de l’année prochaine font qu’il est très improbable que la France renonce à des mesures extraordinaires pour s’assurer un retour à la croissance économique pour 2011. 

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