Lors d’un vote à l’Assemblée générale des Nations unies, 180 Etats sur 192 se sont exprimés en faveur de l’idée d’accorder le statut de « super observateur » à l’UE, ce qui ne donne pas le droit de vote à l’Union mais permettra à sa haute représentante de parler en son nom.
Aucun pays n’a voté contre et seul le Zimbabwe et la Syrie se sont abstenus. Les 10 autres pays n’étaient pas présents lors du vote.
Malgré les nouvelles institutions instaurées par le Traité de Lisbonne (voir « Background »), l’UE ne pouvait parler devant l’Assemblée générale des Nations unies que via l’ambassadeur du pays détenant la présidence tournante de l’Union.
L’année dernière, l'UE a tenté de donner un droit de parole à Catherine Ashton aux Nations unies, mais cette tentative a échoué du fait de l’opposition des pays en développement qui craignaient que l’UE ne se voit attribuer des privilèges dont ne disposent pas leurs organisations régionales.
Cette avancée serait le résultat d’un puissant lobbying de l’UE, ce qui va probablement entraîner des tentatives similaires de la part d’autres groupes régionaux tels que la Ligue arabe, l’Union africaine ou la Communauté des Caraïbes pour obtenir un statut similaire.
Après le vote, Mme Ashton a déclaré devant l'Assemblée générale que cette résolution permettrait aux représentants de l'UE de promouvoir les positions de l’Union avec « une voix plus claire ».
« Je crois en la collaboration entre l’Union européenne et les Nations unies », a-t-elle affirmé, « et je considère qu’il fait partie de mes attributions d’assurer que l’Union européenne travaille en collaboration aussi étroite que possible avec les Nations unies au moment où nous tentons de relever les défis qui s’imposent à nous dans le monde entier », a ajouté Mme Ashton, cité par AP.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a salué le vote, qui, selon lui, a conféré à l’UE une reconnaissance en tant qu'acteur mondial devant les Nations unies.
Avec cette résolution, l’Assemblée générale reconnaît que, depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Catherine Ashton, la Commission européenne et les Délégations de l’UE ont représenté l’Union en matière de politique extérieure, et ce en accord avec les Traités, a affirmé M. Van Rompuy.




