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Le président roumain survit au référendum sur sa destitution

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Publié 30 juillet 2012, mis à jour 14 août 2012

Le président roumain, Traian Basescu, a survécu au référendum sur sa destitution dimanche. Le taux de participation s'est révélé insuffisant et a donc empêché ses opposants d'arriver à leurs fins.

Les tentatives du premier ministre socialiste, Victor Ponta, de détrôner M. Basescu n'ont pas plu à l'Union européenne qui l'a accusé d'affaiblir l'Etat de droit et d'intimider des juges.

Ces chamailleries ont retardé les prises de décision, ont envoyé le leu à des niveaux bas record et fait grimper les coûts d'emprunt. L'accord qu'a conclu la Roumanie avec le Fonds monétaire international sur un prêt de 5 milliards d'euros a également été mis en péril.

Les bureaux de vote ont annoncé que le taux de participation avait été de 46 %, sous le seuil de 50 % nécessaire pour que le référendum soit déclaré valide.

Les sondages effectués à la sortie des urnes ont révélé que 80 % des personnes s'étant présentées pour voter souhaitaient la destitution du président.

« La flamme de la démocratie n'est pas encore éteinte. Les Roumains ont dit non au coup d'Etat », a déclaré M. Basescu.

La décision de la Cour constitutionnelle sera respectée

M. Ponta, dont le gouvernement est entré en fonction au mois de mai, a suspendu M. Basescu et organisé un référendum dans le but de provoquer sa destitution. La popularité du président a souffert des mesures d'austérité et des accusations de népotisme.

La marge d'erreur des bureaux de vote est de trois points de pourcentage et ces chiffres ne reprennent pas les voix des Roumains qui vivent à l'étranger. Il est toutefois quasiment certain que les résultats finaux, prévus aujourd'hui (30 juillet), révèleront un taux de participation inférieur à 50 %.

Les sondages avaient annoncé que 65 % des Roumains souhaitaient voir partir le président, mais l'opposition a appelé au boycott du référendum et de nombreux citoyens étaient déjà partis en vacances.

La compétence la plus importante du président est la nomination du premier ministre, un rôle qui pourrait s'avérer crucial dans le sillage des élections de novembre prochain, dans le cas où le parlement se retrouverait divisé. Le président nomme également le procureur général et certains juges, dont ceux de la Cour constitutionnelle.

Cette institution, qui avait décrété que le seuil de participation devrait être respecté, décidera de la validité du vote cette semaine.

« Le gouvernement roumain respectera toutes les décisions de la Cour constitutionnelle et agira comme un facteur de stabilité à l'avenir, que le référendum soit validé ou non », a déclaré M. Ponta.

Taux de participation minimum

La Roumanie a parcouru du chemin depuis la chute du dictateur communiste Nicolae Ceausescu et elle a rejoint l'UE en 2007, mais son économie était à nouveau en récession au premier trimestre de cette année et la pauvreté continue de frapper la population du pays.

M. Ponta a dû faire face au mécontentement de l'UE après que son gouvernement s'en est pris à la Cour constitutionnelle, menaçant de remplacer ses juges et de réduire son pouvoir. Il a même fait fi de l'une de ses décisions. L'Union a affirmé craindre que le gouvernement ne respecte pas l'Etat de droit, les procédures démocratiques et l'indépendance du système judiciaire.

Le gouvernement a tenté de supprimer la règle sur le taux de participation minimum aux référendums pour faciliter la destitution de M. Basescu, mais il a dû faire marche arrière sous la pression de l'UE. La Cour constitutionnelle a par ailleurs décidé que le seuil de 50 % demeurerait obligatoire.

M. Basescu avait dans un premier temps demandé aux Roumains de voter contre ce qu'il a qualifié de coup d'Etat, mais cette semaine, il a changé d'avis. Ses alliés du Parti libéral-démocrate (PDL) dans l'opposition et lui-même ont demandé à leurs partisans de boycotter le référendum par crainte des fraudes électorales.

EurActiv.com avec Reuters - traduit de l'anglais par Amandine Gillet

COMMENTS

  • Il y avait deux variantes au vote référendaire en Roumanie: ou bien le peuple choisissait de rallier la décision du coup d'Etat organisé par PONTA ou celle de confirmer le Président BASESCU dans ses fonctions courageuses de Président de la Roumanie.
    Le choix du coup d'Etat a donc été refoulé malgré les milliers de fraudes, menaces en tous genres, organisation de tombolas, hôtel gratuit à la mer noire, etc, etc.. On a même voté jusqu'à 126 % dans certains villages: cela montre tout le sérieux des roumains du Sud du pays (généralement population Tigane). Par contre la partie Nord du pays: Transylvanie et Ardeal sont des gens travailleurs et courageux qui de tous temps ont été le moteur de l'économie dans ce pays: ceux là se sont largement rallié au Président BASESCU. On comprend aisément que les tsiganes dont les traditions de voleurs, menteurs, fraudeurs, manipulateurs, corrupteurs, prostituées et traficants sont dans le clan PONTA qui est la tête du réseau de PLAGIAT: il possède un diplôme de docteur en droit "volé" et trafiqué et renonce à le reconnaître contre tous les avis de la communauté savante internationale (Nature)…Il est le pire exemple pour la jeunesse de ce pays dont plus de 60 % vient d’échouer au BAC. Il assure à la jeunesse que l’école ne présente aucune utilité puisque les diplômes s’achètent en vente libre en Roumanie….Le tarifs varient entre 200 et 1000 Euros pour un titre de docteur selon qu’il risque ou non d’être reconnu comme « plagiat ».
    Il est donc grand temps que les officiels européens aident les roumains à comprendre les vraies valeurs de l’UE, le respect des droits de l’homme, la vie en société, l’économie comme moteur de l’unité nationale et du respect des valeurs. Il faut que les roumains comprennent que le vol, la corruption, les fraudes, les magouilles, etc…c’est d’un autre temps : c’est fini tout cela, il faut passer à des choses sérieuses et fondées sur le respect universel des droits et devoirs de chacun à une vie meilleure.
    L’UE a elle seule et avec tous les hommes et femmes de qualité, doivent être les témoins de ce monde meilleur en mouvement.

    By :
    F Lenoir
    - Posted on :
    31/07/2012
Basescu (left) and Ponta (right)
Contexte : 

Dans son rapport d'étape sur la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption en Roumanie, la Commission européenne a exprimé de vives inquiétudes face aux conflits politiques internes qui secouent le pays. 

Ce rapport du 18 juillet remet en cause la capacité du pays à se conformer aux principes fondamentaux de l'UE. Elle doute également de la durabilité et du caractère irréversible des réformes entreprises.

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a déclaré que les événements récents en Roumanie avaient « ébranlé la confiance de l'UE ». M. Barroso avait rencontré M. Ponta la semaine précédente pour lui présenter une liste de 11 points à mettre en oeuvre pour restaurer le statu quo suite à ce que ses détracteurs ont considéré comme un coup d'Etat et une attaque aux valeurs démocratiques.

M. Ponta se serait engagé à suivre les recommandations de Bruxelles.

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