Le conflit ethnique opposant les Azéris et les Arméniens a débuté en 1991 à propos d’une région enclavée dans la montagne en Azerbaïdjan, mais peuplée majoritairement d'Arméniens. Des forces soutenues par l'Arménie se sont emparées de cette région et des sept provinces azéries environnantes.
Une trêve a été signée en 1994, mais aucun traité de paix n'a vu le jour. Des actes de violence s'embrasent pourtant de manière intermittente le long de la ligne de cessez‑le-feu et de la frontière entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, ce qui met en évidence le risque d'un conflit dans le Caucase du Sud, où l'Iran, la Russie et la Turquie ont des intérêts.
L'enclave peuplée d’environ 160 000 habitants gère ses propres affaires grâce à l'armée arménienne et à des soutiens financiers depuis le début de la guerre. L'Azerbaïdjan, producteur de pétrole, menace souvent de reprendre ce territoire par la force, même s'il dit privilégier la diplomatie.
Les négociations d'un jour organisées dans la capitale française entre le ministre azéri des affaires étrangères, Elmar Mammadyarov, et son homologue arménien, Edward Nalbandian, font partie d'un nouvel effort dans le processus de paix, peut-on lire dans un communiqué des États-Unis, de la France et de la Russie.
Les trois pays, connus sous le nom de Groupe de Minsk, ont dirigé pendant des années une médiation sous les auspices de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
« Les ministres des affaires étrangères ont réitéré leur soutien en faveur d'un règlement pacifique et leur détermination à poursuivre les négociations. [...] [Ils] ont convenu de poursuivre les discussions sur un processus de paix dans les semaines à venir », a déclaré le Groupe de Minsk.
Une source diplomatique azérie à Paris a déclaré qu'elle ne pensait pas que les négociations se rapprochaient d'une résolution du conflit, même si son pays s'engageait toujours dans celles-ci.
« Nous essayons de trouver une solution à cette impasse [en accordant] une grande autonomie aux Arméniens, mais [le Haut-Karabagh] doit rester sur le territoire azéri », a affirmé cette source. « Nous ne voulons pas de guerre même si nous y sommes préparés. »
Depuis 1994, de nombreuses séries de négociations ont eu lieu entre les pays voisins et les ministres des affaires étrangères des deux pays se sont rencontrés à Paris en octobre 2012.
Au cours du même mois, le président de l'Arménie, Serzh Sarksyan, a accusé l'Azerbaïdjan d'accumuler une « terrible quantité » d'armes pour préparer la reprise des affrontements, mais il a ajouté qu'il voulait régler ce conflit de manière diplomatique.




