La communication de la Commission, consultée par EurActiv, sera publiée le 25 mai 2006. Même si elle est légèrement plus détaillée que la déclaration de l'Organisation internationale du travail relative aux principes et droits fondamentaux au travail, elle s'incrit à peu près dans la même lignée. Ainsi, toutes deux portent sur des questions comme la liberté d'adhérer à un syndicat, la reconnaissance du droit de négociation collective, la lutte contre le travail forcé, contre le travail des enfants et contre les formes modernes d'esclavage.
La communication ne traite pas des normes de travail peu élevées dans certains pays européens ou pays candidats. Le commissaire à l'emploi et aux affaires sociales, Vladimir Spidla, a déclaré que des "mesures plus sévères" doivent être prises par exemple à l'encontre de la Roumanie ou de la Bulgarie, qui sont toutes deux coupables de faire travailler des enfants.
En substance, la Commission évoque les possibilités d'utiliser les politiques européennes actuelles pour encourager le travail décent, soit les politiques relatives aux relations extérieures, à la coopération au développement et au commerce. Ces trois directions générales de la Commission ont rédigé la communication avec la DG Emploi et affaires sociales. Bien qu'elle concerne également des questions commerciales, elle précise que "l'affirmation d'objectifs de nature sociale ne peut en aucun cas être utilisée à des fins protectionnistes."
La communication donne suite au consensus européen sur le développement et à la communication de la Commission sur la dimension sociale de la mondialisation.



