Ces propositions, soutenues par les eurodéputés, incluent la réduction du nombre de professions réglementées, l'introduction d'un mécanisme d'alerte afin de mettre en garde les autorités nationales contre les professionnels accusés de négligence médicale, et la création d'un portail en ligne unique où les professionnels pourraient obtenir des informations et des licences pour chaque Etat membre.
L'eurodéputée britannique conservatrice Emma McClarkin, auteur de la résolution, a déclaré : « Les professionnels européens attendent que nous concrétisions notre promesse de stimuler la mobilité. Nous devons leur offrir un cadre spécifique pour cela. »
De manière plus générale, ce rapport appelle à la libéralisation des qualifications professionnelles au motif que « la réduction du nombre total de professions réglementées au sein de l'UE permettrait d'améliorer la mobilité ». Ce texte fait toutefois mention d'exceptions pour les professionnels des domaines médical et juridique, qui seront tout de même réglementés.
Cette résolution, qui a obtenu une écrasante majorité de 463 votes favorables, n'est pas contraignante, mais elle pèsera sur les propositions de la Commission européenne prévues en décembre à l'occasion de la révision de la directive de 2005 sur les qualifications professionnelles. Toutes les modifications apportées à cette directive devront obtenir l'appui du Parlement.
La Commission a élaboré des études de cas, notamment sur la création potentielle d'une « carte professionnelle européenne » afin de faciliter la mobilité transfrontalière des ingénieurs, des professionnels de santé et des agents immobiliers.
La résolution se montre toutefois prudente au sujet de à cette proposition. Même si elle reconnait l'utilité d'une telle carte « pour faciliter la mobilité », elle soutient que l'obtention de « toute carte professionnelle doit rester volontaire » et qu'une telle mesure devrait être « précédée d'évaluations d'impact minutieuses et d'études détaillées ». Cette carte devrait également « assurer aux professionnels une protection des données satisfaisante ».




