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Les Européens du Sud en exode à Londres pour trouver un emploi

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Publié 07 janvier 2013

La Grande-Bretagne, notamment Londres, est devenue une destination populaire pour des dizaines de milliers d’Européens du Sud à la recherche d’un emploi alors que les gouvernements italien, espagnol, portugais imposent toujours des mesures d’austérité.

Quelque 5 350 Espagnols et 5 370 Italiens ont obtenu un numéro de sécurité sociale à Londres au cours du premier trimestre de 2012, selon le journal The Times.

Le nombre d'Espagnols qui souscrivent à la sécurité sociale en Grande-Bretagne a augmenté de 25 % par rapport à l’année précédente. En Espagne, le taux de chômage atteint plus de 25 %.

Londres est l’une des trois régions en Grande-Bretagne à avoir enregistré une hausse de taux de chômage au cours du dernier trimestre. Cette situation survient alors que le le pays a connu sa plus grande baisse du taux de chômage depuis plus de dix ans, selon the Evening Standard.

Environ 5 000 personnes sont toutefois venues s'ajouter à la liste des chômeurs à Londres.

Dans le même temps, l’Espagne a connu sa plus grande baisse jamais enregistrée du nombre total de chômeurs, selon des données officielles dévoilées jeudi (3 janvier), alors que le secteur des services a recruté davantage au cours de la période précédant Noël.

Le nombre de chômeurs enregistrés en Espagne a diminué de 1,2 % en décembre pour arriver à 4,9 millions. Il s'agit de la première baisse depuis juillet 2012, a déclaré le ministère espagnol du travail.

Engracia Hidalgo, la ministre espagnole du travail, a mis en avant un ralentissement des suppressions d'emplois. Le nombre de chômeurs a grimpé de 233 000 personnes au cours du second semestre de 2012, contre 300 000 l'année précédente.

Le gouvernement du premier ministre, Mariano Rajoy, a prévu que le taux de chômage espagnol tomberait à 23,3 % en 2013.

Nouveaux horizons pour les entrepreneurs espagnols et chinois

La crise économique espagnole a également donné lieu à de nouvelles formes d'innovation et à une série de nouvelles approches sociales vis-à-vis des entreprises. Le secteur coopératif a d'ailleurs connu un franc succès.

Le ministère espagnol de l'emploi prévoit la création de 223 entreprises de ce type entre janvier et mars 2013.

Mondragón, une ancienne coopérative modeste productrice de radiateurs au kérosène, fait partie des réussites du pays : elle est devenue la sixième entreprise la plus importante du pays.

De nouvelles coopératives de logement qui ont tourné le dos au modèle spéculatif, tenu responsable de l'effondrement de l'économie espagnole, constituent un autre exemple de réussite. Ces logements donnent l'occasion aux futurs propriétaires, des personnes âgées par exemple, de contribuer à la conception de leurs logements et à l'investissement.

Les 170 000 immigrants chinois en Espagne sont non seulement parvenus à survivre aux conditions économiques difficiles, mais aussi à rendre l'économie prospère, d'après un reportage du New York Times.

Les immigrants chinois présents à Madrid et à Barcelone ouvrent des entreprises et achètent des propriétés en difficulté à la suite de l'éclatement de la bulle immobilière en Espagne.

Au cours des 10 derniers mois, 30 % des 8 613 étrangers qui ont monté une entreprise étaient chinois, selon la fédération espagnole des indépendants (Federación Española de Autónomos).

Le gouvernement espagnol a admis l'importance des investisseurs étrangers en approuvant une loi en novembre qui accorde une carte de séjour aux étrangers qui achètent des logements de plus de 160 000 euros. L'objectif spécifique de cette initiative est d'attirer des investisseurs chinois et russes, selon des législateurs.

Les immigrants chinois ont créé en Espagne en grande quantité de bazars à faible prix, de salons de coiffure et de supermarchés soucieux des coûts.

EurActiv.com - traduit de l'anglais par Aubry Touriel
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Contexte : 

Entre 2008 et mi-2012, le taux de chômage de l'UE est passé d'environ 7 % à 10,4 % et concerne 25 millions de personnes. Dans la zone euro, 11,2 % de la population active est touchée, soit près de 18 millions de personnes, selon des données officielles.

Plus d'un jeune sur cinq ne parvient pas à trouver un emploi. Le chômage des jeunes devient désormais une priorité absolue de l'UE et de ses États membres.

>> Lire : L’UE soutient le programme « garantie pour la jeunesse »

L'emploi devient également de plus en plus précaire : près de 94 % des emplois créés pour la tranche d'âge de 15 à 64 ans en 2011 étaient à mi-temps. Quelque 42,5 % des jeunes employés travaillent dans le cadre de contrats temporaires, selon des données de l'UE.

En 2011, le chômage de longue durée concernait plus de 10 millions de personnes et le nombre de personnes menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale au sein de l'UE est passé à 116 millions.

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