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A la suite d'une recommandation du médiateur européen, le commissaire européen Vladimir Špidla a fait pression sur les Etats membres pour que ces derniers transposent et appliquent la législation européenne relative au temps de travail.
Le 20 septembre 2006, la Commission a reçu une recommandation de la part du médiateur, Nikiforos Diamandouros, reprochant à l'exécutif européen sa lente application de la directive sur le temps de travail dans les Etats membres (voir EurActiv, 20 septembre 2006 ). Quelques heures après, le commissaire européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’égalité des chances, Vladimir Špidla, a réagi en déclarant qu'il était "conscient de la situation difficile dans laquelle les médecins, les infirmières, les pompiers et autres professionnels qui travaillent en période d'astreinte se trouvaient en raison du fait que plusieurs Etats membres ne respectent pas les arrêts de la CEJ sur la directive relative au temps de travail."
M. Špidla a précisé que "presque tous les Etats membres semblent enfreindre les décisions de la Cour," les pressant de "réagir tout de suite." Il a ajouté que "si les ministres ne parvenaient pas à se mettre d'accord au cours des prochains mois, je n'aurais pas d'autre choix que de poursuivre les Etats membres sur cette question."
Le Commissaire a indiqué qu'il espérait un accord politique sur la mise en oeuvre de la directive relative au temps de travail avant la fin de la présidence finlandaise, en décembre 2006, ajoutant : "Je compte sur la présidence finlandaise pour trouver une solution dans les semaines qui viennent."
Fin août 2006, La DG Transport de la Commission avait annoncé son intention de poursuivre devant la Cour européenne de Justice neuf Etats membres (l'Autriche, la République tchèque, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne) pour ne pas avoir transposé dans leur législation nationale les règlementations en matière de temps de travail dans le secteur des transports.