Contexte :
Après deux années passées à essayer de sortir de l’impasse institutionnelle, le 18 octobre 2007, les dirigeants européens ont approuvé le nouveau traité européen lors d’un sommet informel à Lisbonne. Mais il a néanmoins fallu répondre aux demandes de dernière minute ainsi qu’aux lignes rouges avant de parvenir à un accord :
- Le Royaume-Uni et la Pologne ont bénéficié d’un opt-out sur la Charte des droits fondamentaux.
- La Pologne a réussi à intégrer la clause de Ioannina dans un protocole. Cette clause permet à une minorité d’Etats membres de reporter des décisions fondamentales adoptées à la majorité qualifiée au Conseil « dans un délai raisonnable », même s’ils ne constituent pas une minorité de blocage. Néanmoins, cette clause n’est pas intégrée au texte même du traité, ce qui signifie que les Etats membres peuvent modifier cette disposition sans avoir à passer par la lourde procédure de modification d’un traité.
- L’Italie a obtenu un siège supplémentaire au Parlement européen, ramenant le pays à égalité avec le Royaume-Uni, mais lui accordant un siège de moins que la France.
- Le Royaume-Uni a défendu ses « lignes rouges » et a reçu une vaste série d’opt-outs en matière de coopération dans la Justice et les Affaires intérieures.