Les quatre éditeurs en question sont Simon & Schuster, HarperCollins, Hachette Livre et Verlagsgruppe Georg von Holtzbrinck. Les engagements qu'ils proposent font suite à un accord signé mercredi par trois des quatre éditeurs aux Etats-Unis.
Joaquín Almunia, le commissaire européen à la concurrence, a salué ces propositions de résolution du litige et a affirmé qu'il menait des discussions fructueuses avec les entreprises concernées.
Leurs propositions devront être examinées par des tiers avant de pouvoir être acceptées, a-t-il précisé.
La Commission a lancé une enquête antitrust contre cinq éditeurs le 6 décembre 2011, dans le but de déterminer s'ils s'étaient mis d'accord sur l'augmentation des prix de détail des livres électroniques.
Penguin Group, une filiale de Pearson, ne ferait pas partie des auteurs des propositions et la déclaration mentionne seulement que l'enquête sur l'entreprise est en cours.
Si la Commission accepte les concessions des éditeurs, l'enquête sera close, à moins qu'ils n'honorent pas leurs engagements, ce qui risquerait de leur coûter 10 % de leur chiffre d'affaires annuel.
Trois des éditeurs concernés (Simon & Schuster, HarperCollins et Hachette) ont également conclu un accord avec le ministère américain de la justice.
Le ministère et la Commission européenne tentent de faire annuler des accords qu'Apple a conclus avec des éditeurs il y a deux ans, lorsque l'entreprise de la Silicon Valley a lancé son iPad.
Sur certains marchés, les livres électroniques sont un réel succès. En Grande-Bretagne, la part de marché des ventes d'e-books a doublé en un an et devrait tripler d'ici 2015, révèlent des chiffres de la Commission.




